Sendy-National Center-Latest News-April 27, 2014

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Weekly Bulletin Staff: Marlene Rigaud Apollon,

Sister Jamie Phelps PHD,

Deacon Paul Dorsainville

Brother Tob: Editor

Bishop Guy Sansaricq : Director Radio Solidarité : 1-302-797-4073 Visit SNAA.ORG Visit: Telesolidarite.tv-News Blog: Solidarite Flash Face Book: Radiotelesolidarite

Weekly Bulletin: , April 27 2014-May 2, 2014

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1-Thought of The Week

 

2-Bishop Sansaricq-Homily

 

3- DEUX CANONISATIONS ATTENDUES-Editorial-Marlene Rigaud Apollon

4- Easter Sunday-Ste Therese Davilla

5- Boston Interview with Father Stanley Rousseau

6— Au  Revoir Madame Mirtha Delouis/ HER LIFE, HER STORY

7-Mirebalais Interview with Father Bien Aimé

8– THE PIERRE TOUSSAINT AND MOTHER MARY LANGE-Invitation

9- Jean XXIII et Jean-Paul II, deux papes saints

10- Le cardinal Bertone critiqué pour un trop grand appartement

11-Rome en veille dans l’attente des canonisations

12- Affaire Maciel : « aucune implication personnelle de Jean-Paul II », affirme le postulateur

13- St Marc-Patronal Feast

14- Le pontificat de Jean XXIII en quinze dates

. 15-  Karol Wojtyla aurait aimé devenir carme

16 – ATD Quart Monde : nouveau rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement

17- Le Hamas durcit sa politique d’islamisation à Gaza

 

18- La Journée internationale de la Terre nourricière: Faites de vos villes des villes vertes

19- Le pontificat de Jean-Paul II en quinze dates

20- U.N. Struggles to Stem Haiti Cholera Epidemic

21- Good to know -Deacon Paul

 

22-Proverbes

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Pensée de la semaine: “Mieux vaut louer les vertus d’un ennemi, que flatter les vices d’un ami”. (Proverbe Anglais)

Thought of the week: “Better to commend the virtue of an enemy, than praise the vice of a friend.” (English proverb)

 

Pensamiento de la semana: “Mejor para elogiar las virtudes de un enemigo, que halagar el vicio de un amigo.” (Proverbio Inglés)

 

 

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REFLECTIONS ON THE READINGS OF THE 2ND SUNDAY OF EASTER (APRIL 27TH, 2014)

Acts of the Apostles 2, 42-47; Psalm 118; 1 Peter 1, 3-9; John 20, 19-31

 

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  By +Guy Sansaricq

http://youtu.be/6eqYyo9DqC8

 

One week after Easter we celebrate the feast of DIVINE MERCY. The Resurrection of Jesus is an act of DIVINE MERCY . The glorious victory of Christ over sin and death extends to all of us. Through Him we have received a new birth into hope and an inheritance that is imperishable, undefiled and unfading.”

The apparition of the Risen Lord to the disciples on the evening of the first Easter, as recorded in today’s Gospel, marks the beginning of a new chapter in the History of salvation. First Jesus breathes his Spirit on the Apostle recalling the day of Creation when God breathed his spirit upon Adam to make of him a living being. This shows Easter to be the first day of a new creation, that of the redeemed. In the same vein Jesus hands on his power to the apostles: “As the Father sent me, I send you.” Third, He gave them power over sins: “Whose sins you forgive are forgiven them and whose sins you retain are retained.” Amazing powers are transmitted to these simple unsettled and scary human beings. In his great mercy, God the Father is bestowing upon us the very powers and privileges that were in Jesus. That’s what the Church is: the very embodiment of Christ. Christ is the head, we are his body one and indivisible.

 

The first reading gives us a snapshot on the first community of Christians. They shared everything devoting themselves to the teachings of Jesus and to the communal life, the breaking of the bread and prayers. Brotherly love and unity were their hallmarks. Their unity challenges a divided Christianity!

 

We are called to rediscover the unspeakable mercy of God at work in the Resurrection of Jesus and in our own life when we accept to live IN COMMUNION WITH HIM, faithful to his HOLY COVENANT. No matter what, remember: GOD in his MERCY calls you to be an agent of a new society! Say yes to Him!

 

REFLEXIONS SUR LES LECTURES DU 2ème DIMANCHE DE PAQUES (27 Avril 2014)

Actes des Apotres 2, 42-47; Psaume 118; 1 Pierre 1, 3-9; Jean 20, 19-31           Par +Guy Sansaricq

Une semaine après Paques, l’Eglise nous invite à fèter la fète de la “DIVINE MISERICORDE” car c’est à cause de la Misèricorde infinie de Dieu que Jésus fut tiré du tombeau et établi SEIGNEUR UNIVERSEL pour tous les siècles. Par Lui nous obtenons “un héritage impérissable, sans ombre et sans souillure.”

 

L’Evangile du jour décrit l’apparition de Jésus aux Apotres le soir de Paques. Il leur souhaite LA PAIX. Ensuite il souffle sur eux en leur disant “Recevez l’Esprit Saint.” Ce geste rappelle le souffle de Dieu sur Adam au jour de la Création. A la vérité Jésus leur communique une vie nouvelle comme s’il les créait de nouveau. Ensuite il leur explicite leur mission: “Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envois.” Nous assistons ici à une transmission de pouvoir. Jésus ajoute encore, “Les péché seront remis à ceux à qui vous les remettrez et seront retenus à ceux à qui vous les remettrez.” Les Apotres recoivent ainsi un role qui appartient proprement à Dieu. C’est ‘Eglise qui nait!

 

Nous voyons à l’oeuvre la misèricorde de Dieu qui élève l’homme en lui confiant des responsabilités inouies. Les pouvoirs et privilèges jusque là détenus par le Christ seulement sont maintenant transmis à de simples hommes. Ici se dessine le mystère de l’Eglise, CORPS du CHRIST. Des hommes se voient assignés à prendre la relève de Jésus. Grand est le mystère de l’Eglise une, sainte et indivisible. QUI L’ECOUTE ÉCOUTE Jésus! Célébrons la MISÈRICORDE infinie de Dieu qui fait de nous des lieutenants de son Royaume. Toi aussi crois que Jésus t’appelle à naitre de nouveau et à transformer le monde en devenant témoin de sa misèricorde. Alleluia! Alleluia! Assume ta mission joyeusement!

Bishop Guy Sansaricq

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DEUX CANONISATIONS ATTENDUES-Editorial

Marlène Rigaud Apollon

25-27 avril 2014

 

Le pape François n’aurait pas pu mieux choisir comme additions au Panthéon des Saints de l’Eglise ce dimanche 27 avril 2014 que les pape Jean XXII et Jean-Paul II.

 

Pape Jean XXIII

 

Angelo Guiseppe Roncalli, Pape Jean XXIII, né le 25 novembre 1881, a été élu pape le 28 octobre 1958 et est mort le 3 juin 1963. «Le Bon Pape » qui a magnifiquement rempli le rôle qu’on lui avait assumé de « Pape de transition » en convo-quant le Concile Vatican II qui allait introduire la langue vernaculaire dans la Liturgie, et faire entrer l’Eglise dans le monde moderne, la rendant vraiment universelle.

Comme on l’avait prévu, il meurt avant la fin du Concile. D’autres prélats de l’Eglise prendraient la relève et continueraient son œuvre. Mais il léguait «à tous les hommes de bonne volonté», l’important message de sa dernière encyclique, «Pacem in Terris», Paix sur la terre, « Sur l’établissement d’une paix universelle dans la vérité, justice, charité et liberté » portant l’emphase sur les «Droits de l’Homme», y compris celui d’émigrer, un débat qui secoue encore les consciences de nos jours, et le devoir des catholiques d’avoir une attitude plus positive envers les personnes d’autres reli-gions, y compris les juifs. Quelques années seulement lui avaient suffit pour réaliser des changements appréciables, une des raisons pour lesquelles, depuis 1964, le prix Pacem in Terris de la Paix et de la Libertéest décerné annuellement en mémoire de cette encyclique.  Une raison suffisante, à mon humble avis, pour le canoniser.  “La Sainteté, c’est comme un Prix Nobel”, aimait dire une religieuse de mes amies. Le pape Jean XXIII mérite bien celui de la Paix.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacem_in_Terris.

 

 

John Paul II

 

Karol Józef Wojtyla, Pape Jean-Paul II, élu 16 octobre 1978, meurt le 2 avril 2000. Le premier pape non italien depuis le XVIème siècle, Polonais au pays occupé avec qui, par conséquent, les peuples occupés et dominés semblent s’identifier.

Le pape miraculé qui a échappé à un attentat et nous dit au départ, «N’ayez pas peur», et donne l’exemple, contribuant à la chute du Mur de Berlin, un puissant message dans un monde qui fait peur et pour ceux qui ont toujours eu peur. Grand-père adoptif et adopté qui donnait confiance aux jeunes, fonde pour eux les «Journées mondiales de la Jeunesse», les ramène au sein de l’Eglise et n’a pas honte de faire d’eux des témoins de sa dégradation physique. Voyageur infatigable pratiquement jusqu’à ses derniers jours, avide d’aller en pelerinage et en mission d’évangélisation à la rencontre des gens du monde entier. «Santo Subito» Saint Immédiat ont réclamé des centaines de milliers de fervents à la Place St Pierre et ailleurs à l’annonce de sa mort. Dimanche 27 avril 2014, leur vœu sera exaucé.

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Ste Therese Davilla-Dimanche de Paques

 

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http://youtu.be/ijb6uOx75qs

Le Dimanche de Pâques jour de la Resurrection du Seigneur Le personnel de Radio Télé Solidarité était à la paroisse de Ste Therèse d’Avila pour couvrir la messe de Paques. Le Père St Charles Borno le premier Curé Noir de cette paroisse était le celebrant. Celui-ci est aussi le vice president de Radio Télé Solidarité et le fondateur de la troupe Eclat, l’une des plus grandes chorales du diocese de Brooklyn

Le Père Borno est devenu curé de cette paroisse après seulement 4 ans d’ordination. Ste Therese est la première paroisse qui eut à ouvrir ses portes pour permettre aux nouveaux immigrants haitiens catholiques de celébrer leur liturgie dans leur langue maternelle. Le Père Borno accueille à present entre 400 et 500 fidèles pour ses celebrations de fin de semaine.

 

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Rappelons que Ste Therèse a été construite en 1874 et a commencé à accueillir la communauté Haitienne en 1965 avec le feu Père Rodrigue Auguste. Dans les années 70 grace à la présence dynamique des Pères Spiritains dont les regrettés Père Antoine Adrien et Emile Jacquot ainsi que les Pères Yves Urfié et William Smarth, Ste Therese était devenue un centre spirituel et une sorte de maison de famille pour la communauté Haitienne de Brooklyn. Ces prêtres ont fait un travail colossal dans la pastorale Haitienne du diocese de Brooklyn durant leur seize années de ministère. On doit reconnaitre que le travail des ainés a porté beaucoup de fruits. En porte témoignage ce que nous constatons aujourd’hui comment la messe de Paques est célèbrée en créole dans presque toutes les communautés Catholiques Haitiennes de la diaspora et est aussi présidée par des prètres Haitiens souvent en position de leadership. Le Centre National de l’Apostolat Haitien encourage les communautés de foi de continuer à travailler ensemble et à ne jamais se lasser de rassembler notre population autour de la Table d’unité que représentent nos autels eucharistiques.

 

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En Bref la messe du Dimanche de Paques à la paroisse Ste Therèse D’Avila a été une celebration Eucharistique très vivante.

La chorale a bien chanté.Le peuple de Dieu manifesta sa joie car on le sait bien chanter c’est prier deux fois.

A L’Homélie le Père Borno mit l’accent sur la valeur de la resurrection du Christ et l’importance pour nous aujourd’hui de suivre les traces du Rédempteur. Le peuple de Dieu fut remué par ses paroles convaincantes d’homme de foi. Pour écouter l’Homelie du Père Borno clicquez sur ce link

Le Père Borno est un prêtre très dynamique qui a un grand amour pour son église. C’est clair qu’il ya une difference entre la paroisse Ste Therèse d’Avila des années passées et celle de 2014. Le Père Borno est très conscient de l’importance d’augmenter le nombre de paroissiens. Peut il le faire tout seul?

 

C’est ce qui explique l’importance pour nos communautés d’identifier toutes ses ressources et de les utiliser à bon escient pour le benefice de la communauté et de l’Eglise.

 

Le défi de la paroisse de Ste Therèse est la reparation physique de l’Eglise plus que centenaire et l’augmentation du nombre des Paroissiens. C’est clair que le Père Borno est très conscient de cette situation et continue de faire tout ce qui depend de lui pour relever ce défi.

 

Nous pensons que la pastorale Haitienne en general a fait des progrès grace aux prêtres Haitiens ordonnés aux Etats Unis qui occupent parfois de très bonnes positions . C’est sùr les problèmes ne manquent pas mais ensemble on peut trouver des solutions dans la mesure on l’on comprend que l’Eglise est un grand hopital de pecheurs et que nos prêtres ne sont pas necessairement des saints. Ils ont besoin de nos prières et de notre active solidarité.

 

Les laics doivent jouer leur role dans le respect et dans la discipline.

Aujourd’hui dans nos communautés nous avons des laics bien formés. C’est une richesse pour notre Pastorale. Enfin le Centre National souhaite du succès dans son ministère à tout le clergé de la paroisse de Ste Therèse de Brooklyn.

 

 

 

 

Brother Tob

 

 

Easter Sunday-Ste Therese Davilla

 

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On Easter Sunday the day of the Resurrection of the Lord The staff of Radio Télé

Solidarité was at the parish of Ste TherèseOf Avila to cover the Easter mass . Father StCharles Borno the first black pastor in that parish was the celebrant . Father Borno is also the vice president of Radio Télé-Solidarité and the founder of the Troupe-Eclat, one of the largest choirs in the Diocese of Brooklyn. Father Borno became the Pastor of this parish afteronly 4 years of ordination. It is the first parish where Haitians began to celebrate mass in their mother tongue. Father Borno welcomes between 400 and 500 faitful for his weekend Eucharistic

 

 

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http://youtu.be/2dL6trcCKJc

 

Ste Therèse was built in 1874. Haitian immigrants began their ethnic mass in 1965 with the late Fr. Rodrigue Auguste.In the seventies, some priests of the Holy Ghost community moved in. Through their dynamic ministry they attracted many people and St Therese soon became like the spiritual Center and the family home of the Brooklyn Haitian community.These priests accomplished a colossal work in the development of the Haitian Apostolatein the diocese of Brooklyn. Their ministry brought fruits. As proof of this, on Easter now, Masses are celebrated in Creole all over the U.S., Haitian priests preside at the liturgy and a good number of them occupy now positions of responsibility.

 

Norma Felix

Norma Felix

The National Center of the Haitian Apostolate encourages faith communities to continue to work in unison and to redouble their efforts in calling God’s people to attend Sunday Masses.

 

In short, the Easter Sunday Mass at St Therèse of Avila was a livelyEucharistic celebration. The choir delighted the people who once more experienced that “Singing reinforces prayer.”Father Borno in his Homily focused on the meaning of the resurrection and the

importance for us today to walk in the footsteps of Jesus. He touched the people’s hearts.

To listen to Fr. Borno’s Homily click this link: http://youtu.be/2dL6trcCKJc

 

 

 

Father Borno is a very dynamic priest who has a great love for his church. It is clear that there is a difference between the parish Ste Therèse of Avila of the old days and St Therese today. Borno Father is very aware of the importance of increasing the membership of his Church.For this he will need the active participation of his faithful. He must identify all his resources and then use them wisely so as to benefit the entire community.

 

The challenge now at hand is the repair of the hundred year old Church building and the increase of the membership.It is clear that Fr. is well aware of this and well determined to seek solutions.

 

 

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We believe that the Haitian ministry in general has made progress mostly throughHaitian priests who have been ordained right here in the United States.

But of course we still have great problems. Through unity we will find adequate solutions.

 

Let us remain keenly aware that the Church is a large hospital to heal the wounded including our priests who always stand in need of our prayers and our constant solidarity.

The laity must play their role with respect and discipline. Today in our new communities we have a number of lay people who are well trained and that is a blessing to the Church.

 

Finally, the National Centre wishes success to the clergy and every parishioner of St Therese Davilla  of Brooklyn.

 

 

Brother Tob

 

 

For The National Center

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Entretien avec le Père Stanley Rousseau

 

Stanley

 

Le Père Stanley Rousseau, leader spirituel de la communauté haïtienne des paroisses Sainte Anne et Saint Jean de l’Archidiocèse de Boston et membre du comité exécutif de Radio Télé Solidarité était le grand invité de Brother Tob à Radio Télé Solidarité le mercredi 23 avril 2014. Le Père Rousseau est un prêtre du diocèse de Jacmel, il a deux maîtrises: l’une en Éducation et l’autre en Ministère Pastoral.

Le Père Rousseau a exercé son ministère dans plusieurs archidiocèses et diocèse des États-Unis. Il est connu dans notre pastorale comme un très bon prédicateur, un prêtre très humble, très proche de ses fidèles et un bon ami du Centre National de l’Apostolat Haïtien.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le Père Rousseau nous a parlé de son expérience à la réunion de formation du 21 mars 2014 du Comité exécutif de Radio Télé Solidarité. Il pense que la Radio Télé Solidarité fait un bon travail dans la communauté et est sur la bonne voie avec cette réunion du 21 mars qui, selon lui, a été un grand succès.

En outre, le Père Rousseau a mit l’accent sur son ministère à la paroisse Sainte Anne. Il nous a fait savoir combien la communauté haïtienne de Sainte Anne aime la paroisse et est vraiment heureux d’accompagner cette dernière et de l’aider chaque jour à avoir une très bonne relation avec Dieu et ses frères et soeurs. Selon nos informations, le père Rousseau est un prêtre qui prend le temps pour écouter et parler à tous ses fidèles avec qui il a une grande proximité.

 

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Dès son arrivée à la paroisse Sainte Anne, le Père Rousseau a vivement évité de faire la chasse aux sorcières, comprenant non seulement la nécessité de travailler avec l’équipe qui etait en place tout en apportant graduellement certaines modifications mais aussi que l’Église n’est pas une question de pouvoir mais plutôt de service et que chaque baptisé est appelé à jouer son rôle à l’intérieur de l’Église. Ainsi, le prêtre doit être toujours un rassembleur et un père pour ses fidèles.

La communauté haïtienne de la paroisse Sainte Anne est une communauté très active avec plusieurs groupes d’actions catholique, des laïcs très engagés et des jeunes. Dans cette paroisse on retrouve un groupe de jeunes et un groupe d’adultes. Dans toutes nos communautés de foi on a des laïcs qui sont très fervents et oeuvrent pour l’avancement de leur communauté. Mais ils ne sont pas toujours reconnus pour leur juste valeur.

Entre autre, j’ai eu aussi l’occasion d’avoir un entretien avec Soeur Aurore Dorcly, infirmière de formation, l’un des leaders de la communauté haïtienne de Ste Anne. Elle nous a parlé de son expérience à Sainte Anne et nous a dit aussi combien le ministère du Père Rousseau est très apprécié  à la paroisse Sainte Anne. Soeur Dorcly pense que la communauté a beaucoup grandi avec la présence du Père Rousseau.

Soulignons que la majorité de la population haïtienne de la paroisse Sainte Anne est originaire du Sud. Le Père Rousseau accueille en moyenne 250 haïtiens à la paroisse pour les célébrations eucharistiques dominicales. Ce dernier nous a également fait savoir que le Tridium Pascal et la célébration de la Fête de Pâques ont été une grande réussite. Nous pensons qu’il est difficile de parler de la pastorale de la communauté haïtienne sans jeter un coup d’oeil sur la pastorale haïtienne  de l’archidiocèse de Boston. Celle-ci compte 8 communautés haïtiennes de foi. En fait, en général, la communauté haïtienne est très dynamique et très engagée. Madame Lorna Desroses est la directrice des Noirs Catholiques.

L’un des défis de la pastorale haïtienne c’est d’arriver à avoir un coordonnateur qui lui manque depuis plus de 4 ans. Il est donc important pour tous les leaders haïtiens de Boston de travailler pour une vraie réconciliation dans la communauté, de s’asseoir ensemble et d’encourager l’unité dans la communauté haïtienne de Boston. Sans l’unité et un bon leadership, il sera difficile de relever les défis de ce siècle comme communauté.

Le Centre National de l’Apostolat Haïtien souhaite du succès au Père Stanley Rousseau dans son ministère à Boston et le remercie pour sa disponibilité. L’entretien qu’il nous a accordé sera radiodiffusé sur les antennes de Radio Solidarité le dimanche 27 avril 2014 à 8:00 heures pm.

 

Brother Tob

Pour le Centre National

Boston: Interview with Father Rousseau

Stanley

 

Father Stanley Rousseau spiritual leader of the Haitian community in the parishes of St Ann and St John in the archdiocese of Boston and member of the Executive Committee of Radio TV Solidarite was the special guest of Brother Tob at Radio Télé Solidarité on Wednesday, April 23, 2014. Father Rousseau is a priest of the Diocese of Jacmel who detains two master’s degrees, one in education and one in pastoral ministry. He ministers now in the archdiocese of Boston. He has ministered in several archdioceses and dioceses of the United States. He is known in our ministry as a great preacher, a humble priest, very close to his faithful and a good friend of the National Center of the Haitian Apostolate.

 

 

 

He shared with us his experience at the meeting for the formation of the Radio/TV Solidarite board of

Directors which he attended in Brooklyn on March 22 of this year. He told us how impressed he was by the way the meeting was conducted and the high professional quality of the participants. He encourages us to continue to advance in the right direction. He feels that we are on the right track in our efforts to reach out to our population through the airwaves.

 

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In his interview Father Rousseau expanded on his ministry in the parish of St. Anne stressing how the Haitian community of Ste Anne is in love with its parish. He in turn is really happy to accompany them in fostering their relationship with God and with one another. According to our information Fr. Rousseau is a priest who takes the time to listen and talk to all his parishioners. He has a close relationship with the people of God and always takes time to return his phone calls.

 

 

 

Since his arrival in the parish of St. Anne, Father Rousseau has avoided any form of disturbance. He understands the necessity to work with the team that was in place before he came and simply provides advice and guidance.

He truly understands that the church is not about power but rather service and that every baptized person is called to play its role within the Church. The priest must always be a unifier and a father to his faithful

 

The Haitian community of the Parish of St. Anne is very involved in all the activities of the Parish. The laity and the youth are committed. Vibrant groups of adults and youth flourish. It’s uplifting to come upon laymen who are enthusiastic in their service to the community. He wishes the same was true in all the communities of the Diaspora.

 

I was also fortunate to have an interview with Sister Aurore Dorcely, nurse by training , one of the leaders of the Haitian Community of Ste Anne. She told us about her experience at Sainte Anne and how highly appreciated is the ministry of Father Rousseau by the Parishioners. She thinks that the community has grown a lot with Father’s presence. The majority of the Haitian population of Ste Anne is from the South of Haiti. The Parish receives an average of 250 Haitians at its Sunday Eucharistic celebrations .

 

 

Father Stanley told us that the Easter celebration including Holy Thursday, Good Friday and Easter Sunday was extremely successful.

 

It is difficult to talk about the Haitian community of Ste Ann Parish in Boston without casting a glance at the Haitian ministry of the Archdiocese. The Haitian ministry in that archdiocese has 8 Haitian Faith communities. All are dynamic and committed. Lorna Desroses is the Diocesan director of Black Catholics. The Haitian ministry has not had a coordinator for the past four years. Indeed, it would be most helpful if all the leaders of the Catholic community would come together and agree on one person and then support his efforts for the progress of Evangelization.

 

We live in a country and at a time when unity within the ethnic groups is a necessity for success. The National Center of the Haitian Apostolate wishes success to Father Rousseau in his ministry and blessings to the entire Catholic population of the Archdiocese. His Interview will be broadcast at Radio Solidarité on Sunday, April 27 at 8:00 Pm

 

Brother Tob

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Au  Revoir Madame Mirtha Delouis

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La grande Communauté Haitienne de était à la paroisse de St Jerome le Samedi 26 Avril 2014 afin de celebrer la vie de Madame Marie  Mirtha Delouis  qui est retournée à la maison du Père après une  maladie chretiennement supportée . Monseigneur Guy Sansaricq était entouré de 6 prêtres dont le Père Yvon Pierre, Curé de la paroisse de St Jerome et directeur du Centre National de l’Apostolat Haitien, Le Père Bernard Nemorin du diocèse de Fort-Liberté et le Père Tristan Jean Francois de l’archidiocèse de Port-au-Prince

 

Monseigneur Guy Sansaricq  était le celebrant  de  la messe des funerailles. Monseigneur  mentionna l’importance  de l’esperance dans la vie du peuple de tout homme. Il n’ya pas de ressurcction sans la mort . Mike Delouis à la fin de la célébration de la vie de sa grand mère a prononcé un discours très émouvant ou il a nous fit savoir combien sa grand mère etait une femme exceptionnelle , une mère et grand mère très appréciée par ses enfants et petits enfants .

 

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Au cimetière Le Père Yvon Pierre , curé de la paroisse de St Jerome a fait l’oraison funèbre.

 

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Tanya Delouis a prononcé le discours d’adieu à sa grand mère ou elle a mentionné sa grande proximité avec sa grand mère et combien cette dernière etait une très bonne personne

 

Il est bon de se rappeler que pour le Christ la mort n’est pas l’absurde absolu ni la Fin. La question est alors de savoir ce vers quoi nous portons notre regard. Est-ce vers la fin de cette vie présente, avec parfois l’angoisse d’une éventuelle déchéance, ou est-ce vers la vie que nous avons en lui, par lui et pour lui? Avec les yeux de la foi Marie Mirtha ressuscitera au dernier jour Comme Jésus l’avait promis à Marthe car il est la resurrection et la vie

 

La regrettée Marie Mirtha est née à Tomazeau le 13 Janvier 1934. Elle a fait ses études primaires à Thomazeau. En 1953 elle a rencontré l’homme de sa vie Joseph Luckner Delouis , le fils de son voisin et en 1954 ils se sont mariés. Cette union a duré cinquante-quatre (54) ans, jusqu’à ce que son mari soit retourné à la maison du Père le 30 Novembre 2008 . Leur mariage a produit huit enfants ( cinq filles et trois garçons ) .

 

Yanik

Yanick Thomas l’une des filles de la defunte est une ancienne étudiante du Collège Pastorale et l’une des grandes paroissiennes de la paroisse de St Jerome. Ce n’est pas toujours facile d’accepter le départ d’un être cher. Le personnel du bulletin du Centre National demande au Seigneur d’aider notre soeur Yanick et famille à comprendre que sa mère est au paradis avec les anges

 

 Le 12 Avril Le Seigneur a appelé Mirtha. Quelques secondes avant son grand depart on l’a entendu demandant à  son défunt mari de la recouvrir parce qu’elle avait froid. Ceci témoigne du grand lien qui exista entre les deux! Après tout , ce sont ses derniers mots avant qu’elle ne ferma les yeux pour toujours ce samedi, vers 06h30 : ” Luckner kouvri’m , mwen fret ” – ce qui signifie ” Luc recouvre moi; J’ai froid. »

Monseigneur Guy Sansaricq, Le Père Yvon Pierre en union avec le personnel du Centre National presentent leurs sincères condoleances aux familles et aux amis  éprouvés par ce deuil.

Brother Tob

Pour Le Centre National

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HER LIFE, HER STORY

 

Delouis Mirtha

            On January 13,1934 in Thomazeau, Haiti, a cute little girl was born to Mr. Eustache Philippe and ElitanneCadesca. They named her Marie Myrtha Philippe. Since she was the first child and grandchild to be bornedon both (paternal and maternal) sides of her family, she was very spoiled by everyone; especially her grandmother,PauliciaHyppolite-Cadesca, who was also her godmother and her grand-father- SintheCadesca.

Myrtha grew-up and received her primary education in Thomazeau, a province of Haiti. In 1953, she met her late handsome husband, Joseph LucknerDelouis, the son of her neighbor, whom she felt in love with and got married in 1954. This commitment lasted fifty-four (54) years until her husband departed on November 30, 2008.Their marriage produced eight children (five daughters and three sons). Not even death could set apart Myrtha and Luc and   stop them for showing their love to each other.

On Sunday, November 30, 2008, at 8 PM, Lucpassed away peacefully with his wife’shead rested by his bedside. She did not even realized that he was gone until Joey (grandson) enterd his room.Myrtha, on the other hand, died on Saturday, April 12, 2014 by calling upon her husband’s name and asked him to cover her because she felt cold. What a great bond was there between those two! After all, these were her final words before she closed her eyes forever that Saturday, around 6:30 AM: “Luckouvri’m, mwen fret”- meaning “Luc covers me; I am cold.”After much effort from hergrandson-Joey, who had tried so hard to regain her pulse and heart beat by performing CPR before EMS tookcontrol overher. Joey had managed to get her pulse and her heart going again. The EMS Guys took over by intubating her and took her to Methodist Hospital, where they pronounced her dead at 7:55 AM. We are not exactly sure what had happened on her way to the hospital, we can only think; perhaps because of her chronic heart condition,the heart got too weak and just gave up on her. The EMS guys intubatedher at the house and brought her to Methodist Hospital in Park Slope, Brooklyn, where she was pronounced dead after thorough checked-up at 7:55 AM.At least, we know that, Mom was not alone when she passed– God, papa, her grandchild-Joey, who had been always there for her,along with her night aide-Aline were all by her side.

In 1973, Myrtha and her husband were granted two visas by the American Consulate to enter the United States.Mom remained behind to secure her children; while her husband came here first to make living arrangement for themselves. Two weeks later, she joined her husband Luc in Brooklyn, and they both worked very hard to make ends meet in search of a better life for their children

 

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Myrtha, in her quest to help her husband finding a better life for their children, had always worked two jobs. She worked at two hotels in New Jersey – the Holiday Inn and Hilton Hotels and worked at home as a housewife, taking care of her family. Every day, after working her regular hours in those hotels, she would rushhome to prepare fresh meals, wash and clean up after her children. No matter what the circumstances,her family was always her first priority and she would sacrifice herself; or do anything to protect them.

Marie MyrthaDelouis departed this world on Saturday, April 12, 2014. She was preceded in transition by her father – Eustache Philippe; her mother – ElitanneCadesca, her father Mr. Eustache Philippe, her grand-father Mr. SintheCadesca, her grand-mother PauliciaHyppolite-Cadesca, and her husband–Joseph LucknerDelouis.

 

Yanik

She left to await the eternal summons in God’s own time are her beloved children – five (5) daughters: Mrs. Marie-ArmelleDelouis-St. Charles, Mrs.YanickDelouis-Thomas, Ms.YoletteDelouis, Dr. ChantalDelouis-Delianne and Dr. IslandeDelouis. Three (3) sons: Mr. Ernst, Evens and James Delouis. Her grand- children: Steve,Jerry, Juliette and Kevin St. Charles; Dr. Ritzie Thomas, Mike Joseph Delouis, Sandy, the twins-Tanya and TatianaDelouis, Ernie and Dominique Paige Delouis, Deborah and Cassandra Delianne, Evens Delouis Jr. and Francesca Natalie Delouis,DashayMyrtha Princess and Dalan Luc Prince Delouis, and Taryn Amanda Delouis. Her great grand-children: Jacob Khalil Renaud Guyton and Rafael Cumberbatch, the III. Her-sons in-law: Mr. Jules St. Charles and Dr. Jean-Emmanuel Delianne. Her daughters-in-law: Marie Denise, Frantzie,Nadege and Kieva. Her sisters: Mrs. Germaine Philippe, Mrs. Laura Eugene and Ms. Anne-Marie Duthil. Her brothers: Mr. Lucien, Rico and Guy Philippe. Her nephews and nieces.Her cousins.Her brothers-in-law and sisters-in-law. A host of families or relatives: The Delouis, Philippe, St. Charles, Thomas, Delianne, Guyton,Cumberbatch,Cadesca, Hyppolite, Eugene, Duthil, Bonnaire, Joseph, Romulus, Belizaire, Baptiste, Washington and Jean.

As a wise man said: “The character of a man is always revealed in the midst of adversity and extenuating circumstances.” This quotation clearly describes the way Marie Myrtha lived her life. In any circumstances, “Mamman”, as her children and grand-children called her, after papa was gone, andin spite of a long illness and sufferings, her children and grand-children were the only reasons why, she wanted to live.She was always very happy when all of us had gathered on Eastern Parkway, spending time with her. She never wanted us to leave her and never liked to stay alone in the apartment.   After all, mom, you were never alone. She loved to have people around her and that was why, her doors were always opened for everyone at anyday and anytime. Mamman and Papa had always thought us to love people and treat everyone equally. She was a leader, a comedian who loved to make people laugh and always wanted to be noticed whenever she is around. Yes indeed, she was spoiled by her parents, grand-parents, her husband, her children, her grand-children, great grandchildren and her friends. In everything, Myrtha always gave Thanks and Praise to the Lord. Her life mirrored the fruit of the spirit: “Love, Joy, Peace, Patience, Kindness, Goodness, Faithfulness and Forgiveness.”

Dearest Mammam, as much as you love us, ourlove for you will also remain strong and no one can take your place in our hearts.Toyou from us – Your children, grand-children and your two little great grand-Children.

 

Rest in PeaceSweet Mother!!!

 

 

 

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 Entretien avec Le Père Levêque Bien Aimé 

 

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Le Père Levêque Bien Aimé Curé de la Paroisse de St Louis à Mirebais était le grand invite de Brother Tob à Radio Solidarité le Lundi 21 Avril 2014. Le Père Bien Aimé est le premier prêtre Haitien du diocese de Hinche. Il est prètre depuis 35 ans et fait de son mieux pour accompagner le Peuple de Dieu de sa paroisse.

 

Rappelons que Mirebalais avait reçu ce nom en raison de l’importante quantité d’animaux que les premiers Français y avaient rencontrés. Cela leur rappela Mirebeau, ville située à la limite de l’Anjou et du Poitou où se tient un important marché aux ânes et dont les habitants s’appellent les mirebalais [1]..Selon le recensement de 2009 la population de Mirebalais est estimée à 88899 Habitans.

 

Selon le Père Bien Aimé la pauvreté continue de ravager la population de Mirebalais. La population  pour survivre s’adonne à l’agriculture, certains d’entre eux font de petits commerces et un petit nombre travaille dans l’etat  , les écoles privées et aussi dans la santé.

 Enfant-Mirebalais

Dans son entretien il mit l’accent sur le problème d’immoralité qui ravage les jeunes de Mirebalais et du plateau Central. C’est clair ce problème est lié à l’extrême pauvreté des jeunes qui ne voient pas leur avenir en Haiti. Le fossé entre les pauvres et les riches est trop grand. Est ce que l’élite economique comprend toujours la necessité d’investir dans l’infrastructure du pays ou bien profitent–ils seulement de la pauvreté des plus pauvres pour accroitre leur richesse ?

 

Le Père Bien Aimé  nous parla de son collège secondaire qui porte le nom du premier Evèque Catholique Haitien, Remy Augustin. Ce collège compte cette année 55 étudiants. Il nous a aussi fait part de l’école presbytérale St Louis de Mirebalais. Il faut admettre que les églises chretiennes d’Haiti travaillent très fort pour accompagner la population Haitienne au niveau  de l’éducation  et de la santé.

 

 

 Femme-Mirebais

Au niveau de la santé L’Hopital Paul Farmer de concert avec les Amis de la santé rend un service remarquable à Mirebalais et au departement du plateau Central. Sous peu nous aurons un entretien avec le Docteur Michelle Morse , l’un des leaders de cet hopital. Dans son rôle de HPG, Morse a aidé à établir des programmes innovateurs de résidence pour les jeunes médecins haïtiens, en vue d’améliorer la qualité des soins en Haïti. Quand elle  n’est pas à voir des patients à  Brigham, elle est en Haïti, à l’enseignement aux résidents haïtiens de l’hôpital universitaire de Mirebalais, l’hôpital PIH d’enseignement construit en partenariat avec le ministère haïtien de la Santé, après le séisme de 2010.

Le père Bien Aimé a mentionné que les besoins sont immenses à Mirebalais et encourage la diaspora Haitienne à continuer à supporter Haiti. Il nous a informé que Mirebalais a l’electricité 24/24 et malgré tout la ville n’a beaucoup de gens qui veulent y investir leurs capitaux. Le centre National souhaite du succès au Père Bien Aimé dans son ministère à la paroisse de St Louis de Mirebalais. L’entretien du Père Bien Aimé sera diffusé  sur les antennes de Radio Solidarité le Dimanche 27 Avril 2014 à 8:00 heures du soir

Frère Buteau (Brother Tob

Pour le Centre National

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Mirebalais-Interview with Father Levêque Bien Aimé

 

Paysans Mirebalais

Father Levêque Bien Aimé Pastor of the Church of St. Louis in  Mirebais was the welcomed guest of Brother Tob of  Radio Solidarité on  Monday, April 21, 2014 . Father Bien Aimée is the first Haitian priest of the diocese of Hinche. He has been a priest for 35 years and is totally dedicated to his parishioners.  Mirebalais received this name because of the large amount of animals the first French settlers observed in the area. This reminded them of Mirebeau, a French town on the border of Anjou and Poitou which holds an important market for donkeys and whose inhabitants are called Mirebalais.  According to the 2009 census the population of this region of Haiti is estimated at 88,899 inhabitants. According to Father Bien Aimé the population of Mirebalais is radically poor. For their survival the majority essentially involve themselves in agriculture, another percentage manages small commerces and then a few work in the state administration offices, private schools and also in health. In his interview he stressed the problem of immorality that negatively affects the young people of the town and the entire region of Plateau Central .

 

Enfant-Mirebalais

It is clear this problem is related to the extreme poverty of the youth who do not see their future in Haiti. The gap between rich and poor is too large . Does the economic elite always understand  the necessity to invest in the infrastructure of the country or do they simply seek their own benefit?  Father Bien Aimé  spoke about his High school college named after the first Catholic Haitian Bishop  Remy Augustin that has an enrollment of  55 students this year. He also spoke passionately about the primary Parish school of St Louis. We must admit that the Haiti Christian churches are working hard to support the Haitian population in the areas of education and health  The  Paul Farmer Hospital along with the Friends of Health did a good job in Mirebalais and in the department of Plateau Central. Shortly we will have an interview with Dr. Michelle Morse, one of the leaders of this hospital. In her role as HPG, Morse helped establish innovative programs of residency for young Haitian doctors in an effort to improve the quality of care in Haiti . When she is not seeing patients at Brigham, she is in Haiti , teaching Haitian residents of the University Hospital of Mirebalais a teaching Hospital built in partnership with the Haitian Ministry of Health following the 2010 earthquake .. Father Bien Aimé said  that the needs are enormous to Mirebalais and encourages the Haitian diaspora to continue to support Haiti . He informed us that Mirebalais has electric energy 24/24. Yet the city has no one willing to invest . The National Centre wishes success to Father Bien-Aime in his ministry in the parish of St. Louis of  Mirebalais . The Interview  of Father Bien Aimé  will be broadcast on the airwaves of Radio Solidarity on Sunday, April 27, 2014 at 8:00 pm

Brother Buteau ( Brother Tob of National Center

 

 

 

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THE PIERRE TOUSSAINT AND MOTHER MARY LANGE

INFORMATION AND SERVICE CENTER

 

Cordially invites you to participate in the Celebration of its 15th. Anniversary

 

ON SATURDAY JUNE 28TH, 2014

 

AT THE WORLD CLASS CARTERING/RESTAURANT “LE CHANDELIER”

1075 BROADWAY, BAYONNE, NEW JERSEY.

 

AT 6:00 P.M.

 

DONATION: $50.00

 

N-B- You will need your paid ticket to be admitted. No ticket will be sold at the door. If you are interested in participating in that event please see Fr. Marc-Arthur François, Pierre Moreau or Max Auguste to buy your ticket as soon as possible. All tickets must be paid at least 2 weeks in advance. Formal attire. Give your full name and phone number to the vendor. Please be punctual. Make your check payable to Max Auguste.

 

For more information, please contact: Fr. Marc-Arthur. François: 201-332-8600, Max Auguste: 201-332-6753 or Pierre Moreau: 201 401-9672. E-mail: augustemax@aol.com

 

N.B- Rev. Fr. Maurice Elder Hyppolite, S.D.B., who wrote extensively on the life and achievements of those great Haitian personalities, Venerable Pierre Toussaint and the Servant of God, Mother Mary Lange, will come directly from Haiti to be the Main Guest Speaker at that event. Please come to hear the greatest Haitian expert on the matter.

 

Our Honorees will be: The Most Reverend Bishop Guy Sansaricq, first Haitian Bishop of the Diaspora and a devoted spiritual leader to the Cause of Pierre Toussaint and Mother Mary Lange for Sainthood, Rev. Fr. Maurice Elder Hyppolite, S.D.B., a prolific writer and philosopher, and the writer and poet, Mrs. Marlène Rigaud Apollon, former Chairwoman of H.A.U. M.L. Chapter and our greatest supporter. They will be the first personalities to receive the “Lange and Toussaint Awards” of the Center.

 

PLEASE JOIN US IN THAT GREAT EVENT

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Jean XXIII et Jean-Paul II, deux papes saints

 

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Plus de trois millions de personnes sont attendues à Rome ce week-end du 26 et 27 avril. En canonisant dimanche 27 avril simultanément Jean XXIII et Jean-Paul II, le pape François confirme Vatican II comme socle de l’Église.

 

Des cartes postales des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II, dans un magasin de souvenirs romain. (M. MIGLIORATO/CPP/CIRIC/)

Des cartes postales des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II, dans un magasin de souvenirs romain. (M. MIGLIORATO/CPP/CIRIC/)

Avec cet article

 Ombres et lumières d’un pape polonais

 Jean XXIII, un pontificat court mais visionnaire

Comment suivre les canonisations en France et à Rome

Les papes se succèdent et se ressemblent plus qu’on ne le pense. Si le cardinal Wojtyla, élu pape le 16 octobre 1978, a choisi le double nom de Jean-Paul II, ce fut par volonté d’assumer le double héritage de Jean XXIII et de Paul VI.

Héritage centré sur le concile Vatican II, que le premier imagina et ouvrit, que le deuxième conforta et clôtura, et que le pape polonais porta sans faillir, au moins jusqu’à ses dernières années.

« un geste de tranquille audace »

Lorsque, le 28 octobre 1958, au lendemain de la mort de Pie XII, le cardinal Angelo Roncalli, patriarche de Venise, fut élu à 77 ans après une dizaine de tours de scrutin par 35 des 51 cardinaux votants, on ne vit en lui qu’un paisible « pape de transition ». Pourtant, dès le 2 novembre, il confia à son secrétaire l’annonce qu’il allait faire aux cardinaux moins de trois mois plus tard, le 25 janvier 1959.

Ce jour-là, à Saint-Paul-hors-les-Murs, il improvisa une homélie qui prit tout le monde par surprise, annonçant simultanément un synode diocésain pour Rome, un concile œcuménique pour toute l’Église et une refonte du droit canonique. Un silence glacial accueillit ces propos.

L’Osservatore Romano se tint coi, tandis que La Croix y vit « un geste de tranquille audace ». Et le théologien Yves Congar nota, plus tard : « On a l’impression qu’à Rome, toute une équipe s’applique à saboter le projet du pape. »

Le 11 octobre 1962, devant les caméras et les 2 540 pères conciliaires réunis pour l’ouverture de Vatican II, conforté dans sa liberté personnelle par l’approche de sa propre mort pronostiquée peu auparavant par son médecin, Jean XXIII improvisa un discours prophétique, déclarant : « L’Église préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité. »

 > Voir les canonisations en cinq questions 

« l’événement le plus important du siècle »

Peu après, il laissa se dérouler le « coup d’État » des cardinaux Liénart (Lille) et Frings (Cologne) clamant le droit des évêques à travailler collégialement et non selon un ordre du jour prédéfini par la Curie. De même, il décida de renvoyer le schéma préparatoire sur les deux sources de la Révélation à une commission chargée d’y intégrer l’apport de l’exégèse moderne.

Le général de Gaulle, qui avait suggéré à Rome la venue à Paris du nonce Roncalli, fin décembre 1944, aux fins de réajuster l’épiscopat français à la nouvelle donne nationale, devait commenter ainsi : « C’est l’événement le plus important du siècle, car on ne change pas la prière d’un milliard d’hommes sans toucher à l’équilibre du monde. »

Cet événement historique se déroula sous les yeux attentifs du tout jeune Mgr Wojtyla, venu à Rome avec 17 autres évêques polonais. Consacré évêque exactement un mois avant l’élection de Jean XXIII, il se passionna, quoique parfois un peu effrayé par ces débats conciliaires si nouveaux pour lui. Appliqué, il avait répondu, dès le 30 décembre 1959, en latin, au questionnaire préparatoire, insistant sur la réconciliation œcuménique, la « réanimation de la liturgie » et le nécessaire renouveau de la réflexion éthique.

Le 3 juin 1963, la mort de Jean XXIII confirma l’intuition que Roncalli avait confiée peu avant au cardinal Suenens : « Mon rôle fut de mettre à la mer l’énorme et lourd navire. Un autre aura pour rôle de le mener au large. » Ce sera celui de Paul VI. Sa demande de pardon aux frères séparés chrétiens, formulée à l’ouverture de la deuxième session, le 29 septembre 1963, marquera le jeune Wojtyla. Celui-ci reprendra la formule (« Ce pardon, nous le réclamons pour nous et nous l’accordons aux autres ») face aux évêques polonais, en 1965, puis plus tard lors des grands pardons du Jubilé de l’an 2000.

 > Voir notre dossier pratique : comment suivre les canonisations

Wojtyla s’enthousiasme pour Vatican II

Avec pas moins de huit discours en séance plénière et 13 interventions écrites, Wojtyla s’enthousiasma pour Vatican II, tout en insistant sur plusieurs points : le dialogue nécessaire avec les autres religions, comme avec le monde, ne doit jamais s’opérer au détriment de la Vérité. De même, l’ordre public doit être en conformité avec l’ordre moral objectif. En un mot, il faut faire avancer l’Église au rythme du monde, sans altérer la Révélation qui en est le fondement.

Aux yeux de Jean-Paul II, Vatican II fut « la grande grâce dont l’Église a bénéficié au XXe siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence (1) ».

Et lorsque, le 21 février 1998, il créa de nouveaux cardinaux, il précisa sa pensée : « Regardant avec vous au-delà du seuil de l’an 2000, j’invoque du Seigneur l’abondance des dons de l’Esprit divin pour toute l’Église, afin que le “printemps” du concile Vatican II puisse trouver son “été” dans le nouveau millénaire, c’est-à-dire en pleine maturité. »

« Si Jean XXIII fut le père du Concile, Jean-Paul II en fut le fils. »

Le temps a passé et Philippe Chenaux, qui dirige à Rome le centre de recherches sur Vatican II de l’Université pontificale du Latran (2), est aujourd’hui formel : « Si Jean XXIII fut le père du Concile, Jean-Paul II en fut le fils. Sans le premier, le Concile n’aurait pas eu lieu. Et sans le Concile, nous n’aurions pas eu Jean-Paul II. »

L’historien a retrouvé des textes inédits de Karol Wojtyla, datant des années 1962-1966, dans lesquels le pasteur polonais reconnaît cette paternité : « Jean XXIII, écrivait-il, n’a pas seulement convoqué le Concile, il l’a engendré. » Pour lui, « Vatican II a été une expérience fondatrice dans l’itinéraire personnel de Wojtyla. Il a reconnu cette dette. Et tout son pontificat a été une application du Concile. »

Analysant plus avant, on peut relever entre les deux papes tant des convergences que des divergences. Parmi les premières, aux yeux de Philippe Chenaux, leur formation romaine « à l’ancienne au sens tridentin », mais aussi leur dimension pastorale. Jean XXIII, dès le 11 octobre 1962, a voulu un concile pastoral. Et Wojtyla, lui, a attendu, écrit-il, « des directives pour agir concrètement ».

Jean-Paul II a « interprété le Concile de manière prodigieuse »

Sur un autre plan, l’un et l’autre ont été des « leaders mondiaux », rappelle Philippe Chenaux. Jean XXIII, dans son encyclique Pacem in terris, son testament spirituel, a été le premier pape à s’adresser « à tous les hommes de bonne volonté », mentionnant pour la première fois la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et Jean-Paul II, rappelle l’historien romain, a « interprété le Concile de manière prodigieuse », notamment sur ce thème des droits de l’homme, de la paix, de la liberté religieuse, du dialogue interreligieux.

Sur ce dernier point, l’essayiste Alexandre Adler rappelle une anecdote méconnue : « Sans doute ne se rappelle-t-on pas que, dans un de ces états d’émotion qui participaient à son caractère étonnant, Jean XXIII avait fait arrêter sa voiture devant la synagogue de Rome où avait lieu une cérémonie religieuse et en était descendu pour aller bénir les fidèles. Un jeune homme présent à cette scène devait cependant en garder précisément la mémoire. Il s’agissait d’Elio Toaff, le grand rabbin qui reçut Jean-Paul II lors de la cérémonie, officielle cette fois, du 13 avril 1986. »

Quant aux divergences entre les deux papes, elles relèvent plutôt des époques et des contextes culturels différents dans lesquels ils ont vécu, et notamment, souligne Philippe Chenaux, « dans leur manière d’affronter le défi de la sécularisation ». S’il convient de se garder de tout anachronisme, ce défi ne présentant pas les mêmes caractéristiques sous Jean XXIII (1958-1963) et sous Jean-Paul II (1978-2005), on peut retenir que le premier l’affronta, selon l’historien, « tranquillement, faisant confiance à l’Esprit », tandis que le second fut « plus combatif, plus volontariste, notamment en lançant la nouvelle évangélisation ».

« Jean XXIII a été le pape de l’intuition, et Jean-Paul II, le pape de l’expression. »

Mgr Patrick Valdrini, pro-recteur de l’Université pontificale du Latran, estime pour sa part qu’à travers Vatican II, « l’Église parle d’elle-même, de manière renouvelée ». À ses yeux, « ces papes n’ont pas été les auteurs à proprement parler du rééquilibrage : il était en cours déjà depuis le début du XXe siècle (pastorale, œcuménisme, études bibliques, droit canonique). » Comment ? « Jean XXIII en convoquant le Concile, et Jean-Paul II en l’appliquant. Jean XXIII a été le pape de l’intuition, et Jean-Paul II, le pape de l’expression. » Ce que confirme Alexandre Adler lorsqu’il écrit que « Jean-Paul II ne fit, si je puis dire, qu’amplifier par des gestes symboliques au retentissement spectaculaire, ce que Jean XXIII avait anticipé ».

Autrement dit, avec sa bonhomie, son apparence ingénue, simulant l’improvisation, notamment lors de l’annonce du 25 janvier, Jean XXIII, souligne Mgr Valdrini, « a été le pape nécessaire pour convoquer le Concile ». Tandis que Jean-Paul II « a assumé parfaitement cette ecclésiologie, dans laquelle il fut parfaitement à l’aise. Il restera comme le pèlerin qui a traversé le monde pour montrer la présence de l’Église dans toutes les cultures. » En un mot : « Chacun de ces papes a vécu au bon moment. Ils ont tous les deux été des hommes de leur moment historique, partageant une forte foi en l’Église. »

La Fraternité Saint-Pie-X, en rupture avec Rome, ne s’y est pas trompée. Car c’est bien sur la base de son refus de Vatican II qu’elle s’oppose énergiquement à la canonisation de Jean-Paul II : « La rupture est le fait de ce pape, qui a voulu rendre l’Église conforme aux nouveautés introduites par le concile Vatican II. En ce sens, la canonisation de Jean-Paul II sera, elle aussi, une nouveauté. Mais une nouveauté contestable, pour qui veut rester attaché à la Tradition de l’Église. » Et de poursuivre son argumentation avec une intéressante mise au passif de Vatican II de tout ce qui fut au contraire son actif, notamment l’œcuménisme et la liberté religieuse.

La liste est longue des comparaisons entre Angelo Roncalli et Jorge Bergoglio

Lorsque le pape François, ce 26 avril, rendra hommage à ses prédécesseurs, il aura certainement à l’esprit Jean-Paul II, pape des droits de l’homme, des rencontres d’Assise, du chemin parcouru vers les juifs, d’une Église « amie des hommes ». Mais il se souviendra aussi, sur un autre plan, des premiers mois d’Angelo Roncalli dans et, surtout, hors les murs du Vatican.

Car la façon de « faire le pape » choisie par François résonne fortement aux oreilles de ceux qui, il est vrai peu nombreux aujourd’hui, ont vécu le pontificat de Jean XXIII. La liste est en effet longue des comparaisons, à peine appuyées, entre Angelo Roncalli et Jorge Bergoglio. Même si comparaison n’est pas raison, les années Jean XXIII furent marquées d’une électricité équivalente à celle qui anima la première année de celui qui le canonisera aujourd’hui.

Lui aussi n’hésita pas à sortir du Vatican pour aller à la rencontre des prisonniers et des enfants malades. Lui aussi, qu’on disait âgé et de santé fragile, ouvrit un champ de réformes inattendues. Lui aussi nomma les cardinaux ses « frères », et recadra la Secrétairerie d’État. Il reçut la presse après son élection, improvisant un discours simple et chaleureux, et plus tard, des homélies et des allocutions compréhensibles par tous.

Lui aussi déclara : « La pauvreté doit rester un des titres les plus beaux et les plus respectables du pape. » Et encore, lors de son couronnement : « Nous tient particulièrement à cœur notre fonction de pasteur sur tout le troupeau. Le berger marche devant ses brebis et toutes le suivent. Mais il est appelé à regarder plus loin encore : il y a d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie et que je voudrais y ramener. » Lorsqu’il prononça ces mots, le Concile n’avait pas encore eu lieu…

Frédéric Mounier

 

 

 

 

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Le cardinal Bertone critiqué pour un trop grand appartement

 

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ServizioFotograficoOR/CPP/CIRIC / ServizioFotograficoOR/CPP

15 octobre 2013 : Le pape François salue le cardinal Tarcisio Bertone, remplacé par Mgr Pietro Parolin comme Secrétaire d’Etat du Vatican.

ServizioFotograficoOR/CPP/CIRIC / ServizioFotograficoOR/CPP

15 octobre 2013 : Le pape François salue le cardinal Tarcisio Bertone, remplacé par Mgr Pietro Parolin comme Secrétaire d’Etat du Vatican.

Avec cet article

Le pape accepte la démission de l’évêque de Limbourg

Un vaste appartement de 600 m2 serait actuellement en cours d’aménagement au Vatican pour le cardinal Tarcisio Bertone, ancien secrétaire d’État du Saint-Siège. Selon le quotidien italien La Repubblica, qui ne cite aucune source, le pape François, qui prêche depuis le début de son pontificat pour une Église pauvre, se serait montré irrité face à cette annonce.

Le logement en question, où le cardinal devrait loger avec trois religieuses chargées des tâches ménagères, se trouve dans le Palais San Carlo, tout à côté de la Maison Sainte-Marthe, où le pape réside actuellement dans un espace de 90 m2 , après avoir renoncé aux appartements pontificaux du Palais apostolique.

L’appartement, qui comporte également un toit terrasse de 100 m2 , serait la réunion d’un appartement de 400 m2 , où vivait l’ancien inspecteur général de la Gendarmerie vaticane sous Jean-Paul II, et d’un autre appartement de 100 m2 où vivait Mgr Bruno Bertagna, vice-président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, jusqu’à sa mort en octobre dernier.

Après Limbourg et Atlanta

Secrétaire d’État du Saint-Siège de septembre 2006 à octobre 2013, le cardinal Bertone avait été critiqué pour sa mauvaise gestion des affaires financières sous le pontificat de Benoît XVI. Remplacé par le pape François par le cardinal Pietro Parolin, il reste toutefois camerlingue de la Sainte Église romaine.

Cette affaire survient après la démission, en mars, de Mgr Franz Peter Tebartz-van Elst, évêque de Limbourg (Allemagne), pour son implication dans les importants dépassements budgétaires lors des travaux de construction de son centre diocésain, incluant sa luxueuse résidence pour un coût de 31 millions d’euros.

Au début du mois, c’est l’archevêque d’Atlanta (sud-est des États-Unis), Mgr Wilton Gregory, qui avait dû présenter ses excuses après avoir fait construire une résidence de 2,2 millions de dollars (1,6 million d’euros) et qu’il a finalement décidé de quitter.

NS avec La Repubblica

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Rome en veille dans l’attente des canonisations

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Alors que les pèlerins continuent d’arriver et que les délégations officielles se préparent, la ville ravive le souvenir de Jean XXIII et de Jean-Paul II, qui seront canonisés dimanche 27 avril.

VINCENZO PINTO / AFP

VINCENZO PINTO / AFP

Avec cet article

Avant les canonisations, la place Saint-Pierre devient « place Babel »

Cette veille de célébration des canonisations a de faux airs d’un samedi saint avant Pâques. Chacun attend et se prépare au grand jour. Sous un ciel couvert ce matin et un risque de pluie, les pèlerins gagnent leur hébergement, parfois éloigné du centre de Rome. Ceux qui viennent d’autres continents sont déjà installés, tels les Américains qui séjournent le plus souvent une semaine entière dans le pays. Ou comme les Guadeloupéens, passés auparavant par Paris et Assise. Ceux qui viennent en voisins frontaliers de l’Italie arrivent pour beaucoup ce samedi, passant le temps d’un week-end. « Il y avait beaucoup de jeunes pour la béatification de Jean-Paul II (NDLR : en 2011). Cette fois, ce sont des familles », distingue un participant espagnol venu aux deux événements.

Et si on se comptait ? Des prévisions très élevées, de trois jusqu’à cinq millions de personnes, avaient circulé en amont de l’événement. Le ministère italien de l’Intérieur attend 800 000 personnes. La fourchette raisonnable se situe actuellement entre 1 et 1,5 million de pèlerins. Réévaluation demain matin.

> Voir notre dossier spécial : Canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II

Grands témoins 

En attendant, Rome ravive le souvenir des deux papes saints. Derrière les devantures des librairies étalant les nombreux livres sortis pour l’occasion ou à l’affiche de spectacles. Mais c’est d’abord l’Église qui fait mémoire. Le Vatican a fait revenir pour l’occasion des figures de l’ère Jean-Paul II : l’un de ses biographes, l’historien américain George Weigel, son ancien secrétaire particulier, Mgr StanislawDziwisz, aujourd’hui archevêque de Cracovie, ou son ancien porte-parole, Joaquin Navarro-Valls. Celui-ci, retrouvant la presse vendredi, a reconnu que Jean-Paul II n’avait pas mesuré la gravité des crimes pédophiles qui ont fait scandale dans le clergé mais qu’il avait su y réagir à partir de 2002.

Du côté de Jean XXIII, les grands témoins sont aussi appelés. Son ancien secrétaire particulier, le cardinal Loris Capovilla, 98 ans, a donné une conférence de presse retransmise depuis le village natal du « bon pape Jean » à Sotto il Monte, en Lombardie. Ce samedi matin, un neveu, Marco Roncalli, doit s’exprimer.

Ambiance de veillée

Les églises de Rome se sont mises aussi à l’heure des deux papes, dont les portraits coiffent les portes ou en ornent l’autel. Les cinq églises françaises proposent un programme mêlant conférences, catéchèses ou, comme vendredi soir, improvisation à l’orgue avec lecture de textes de Jean XXIII. L’ambiance en ville est moins à la fête qu’à la veillée. À l’image de cette procession de la communauté de l’Emmanuel remontant, bougies en main dans la nuit, l’un des axes principaux du centre historique romain. Ou de la grande église place Navone, encore comble de fidèles en prière tard dans la soirée.

Dans plusieurs lieux de culte restés ouverts, les confessions s’enchaînent dans la discrétion d’une chapelle latérale. « J’ai confessé pour la première fois en anglais et en espagnol », se réjouit un jeune prêtre français, épuisé après une succession de pèlerins. Un avant-goût de la nuit prochaine de samedi à dimanche qui se veut une grande veillée de prière. Une animation liturgique en plusieurs langues est prévue dans onze églises du centre-ville à partir de 21 heures.

Ce recueillement du soir n’empêche pas dans la journée des déconvenues. Des bus qui, jour férié oblige, se font attendre longtemps avant d’être pris d’assaut. Des accréditations qui ne viennent toujours pas. Des prix exorbitants dans certains hôtels. Ou une conférence devant des bancs encore clairsemés. « Les pèlerins arrivent fatigués après le voyage et doivent reprendre leurs forces pour dimanche », estime un prélat français.

Délégations officielles

Les délégations officielles sont aussi en train d’arriver. Après le nouveau président du Salvador la veille, le pape François doit recevoir ce samedi matin ceux du Honduras et de Pologne ainsi que l’ancien roi des Belges Albert II. Il accueillera également en audience l’actuel premier ministre ukrainien, ArseniIatseniouk.

En vue de la messe des canonisations, qui commencera à 10 heures dimanche matin, les représentants nationaux prennent leurs quartiers la veille. Le premier ministre français, Manuel Valls, est attendu ce samedi avec une imposante délégation de 25 personnes. Après la remise des insignes de Grand-croix de la Légion d’honneur au cardinal Roger Etchegaray, il dînera avec son homologue italien, Matteo Renzi, non sans rencontrer également Romano Prodi. Hors délégation, Bernadette Chirac est déjà là.

Au même moment, la place Saint-Pierre, elle, soufflait. Quelques groupes de pèlerins profitaient tard dans la soirée de la quiétude et de la douce lumière de la piazza peuplée seulement de chaises vides. Très provisoirement toutefois, d’ici à la nuit prochaine.

Sébastien Maillard (à Rome)​

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Affaire Maciel : « aucune implication personnelle de Jean-Paul II », affirme le postulateur

 

Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC

Le P. Marcial Maciel salue Jean-Paul II, le 30 novembre 2004 dans la salle Paul-VI au Vatican.

Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC

Le P. Marcial Maciel salue Jean-Paul II, le 30 novembre 2004 dans la salle Paul-VI au Vatican.

Avec cet article

 

Jean-Paul-II-

 Manuel Valls assistera aux canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II

Floribeth Mora, la « miraculée » costaricienne de Jean-Paul II

 Le cardinal Martini avait émis des doutes sur la canonisation de Jean-Paul II

Rome veut intéresser les jeunes à Jean XXIII et Jean-Paul II

« Il n’y a aucune implication personnelle de Jean-Paul II », dans l’affaire du P. Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ à la double vie sulfureuse, a assuré à la presse, mardi 22 avril au Vatican, Mgr Slawomir Oder, postulateur de la cause de canonisation du pape polonais, alors que certains accusent des hauts responsables sous son pontificat d’avoir couvert les agissements criminels du prêtre mexicain mort en 2008 et très bien introduit au Vatican.

Interrogé sur l’attitude de Jean-Paul II et de ses proches collaborateurs vis-à-vis du P. Maciel, Mgr Oder a précisé qu’une enquête avait été menée et que les documents relatifs à cette question avaient été étudiés de façon approfondie.

Le résultat de cette recherche a donné une « réponse nette » sur le sujet : « Il n’y a aucune implication personnelle du pape », a-t-il assuré.

« Ombres » du pontificat

À l’approche de la double canonisation de Jean-Paul II et de Jean XXIII (1958-1963), le 27 avril prochain, certaines questions concernant les « ombres » du pontificat du pape polonais ont refait surface, certains estimant qu’il a cherché à protéger la réputation de l’Église face à certains scandales qui menaçaient de l’éclabousser.

Son long soutien à Marcial Maciel, le charismatique fondateur des Légionnaires du Christ, reçu en audience encore en 2004 alors que Wojtyla était très malade, lui est reproché, à une époque où les accusations de corruption et d’abus sexuels redoublaient contre ce prêtre pédophile et corrompu.

Marqué par les campagnes calomnieuses des services secrets communistes contre l’Église polonaise, Jean-Paul II refusait de croire les voix accusatrices, positivement impressionné par une congrégation conservatrice, doctrinalement sûre et capable de remplir ses séminaires.

Critiques du cardinal Martini

Certains estiment aussi que les conditions physiques très difficiles de Jean-Paul II au cours des dernières années de son pontificat ont contribué à laisser un vide de pouvoir ayant favorisé la couverture du scandale, permettant à des hauts responsables du Vatican de « couvrir » le prêtre mexicain.

Selon le journaliste italien Gianluigi Nuzzi, auteur du best-seller à l’origine de l’affaire des « Vatileaks », le Saint-Siège était au courant de la situation « au moins trois ans » avant que le scandale ne soit révélé.

Après la publication récente d’une vision critique du cardinal Carlo Maria Martini (1927-2012), ancien archevêque de Milan (Italie), concernant la canonisation du pape polonais, le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a pour sa part précisé que ces réserves étaient liées au « débat » qui existe quant à « l’opportunité » de canoniser des papes.

« Ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai » de dire que le cardinal italien était opposé à sa canonisation, et il avait qualifié Jean-Paul II de « père spirituel de l’humanité », a souligné de son côté Mgr Oder.

N. S. (avec I.Media et AFP)

 

 

 

 

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St Marc-Patronal Feast

 

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Son Excellence Monseigneur Guy Sansaricq le Directeur executif du Centre National de l’Apostolat Haitien était le célébrant et l’homeliste  de la fête Patronale de St. Marc Vendredi 25 Avril 2014  à l’église Holy Spirit et Our Lady Help of Christians Church de l’Archidiocèse de Newark.

 

Monseigneur Guy Sansaricq a profité de l’occasion pour rencontrer ses amis à New Jersey et pour annoncer la 29ème Convention du Centre National de l’Apostolat Haitien  qui aura lieu du 13 au 15 Juin 2014 à l’hotel  La Quinta de l’archidiocèse  de Newark

La  Semaine prochaine  vous  aurez un article sur la fête Patronale de St Marc à l’église Holy Spirit de l’archidiocèse de Newark.

Le Personnel du Bulletin du Centre National souhaite une très bonne fête Patronale  à la population St Marcoise d’Haiti et de la diaspora.

Brother Tob

 

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Bishop Guy Sansaricq the Executive Director of the National Centre of the Haitian Apostolate was the celebrant and homilist of the feast of the patron saint of the city of St. Marc (Haiti) on  Friday, April 25, 2014 at the Church of the Holy Spirit and Our Lady Help of Christians of the Archdiocese of Newark.

 

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Bishop Guy Sansaricq took the opportunity to meet friends in New Jersey and to announce the 29th Convention of the National Center of The  Haitian Apostolate to be held from June 13 to 15, 2014 in La Quinta hotel in the Archdiocese of Newark.

Next week you will have a report on the feast of St Mark celebrated for the people of the Diaspora who were born in that charming historic town of Haiti.

 

The Personal of the weekly  Bulletin of the National Center wishes a very happy feast to the population of St Mark in Haiti as well as to the members of the Diaspora originating from that region.

 

Brother Tob.

 

 

 

Le pontificat de Jean XXIII en quinze dates

 

Pape Jean XXIII

À quelques jours de la canonisation, dimanche 27 avril, de Jean XXIII par le pape François, retour en quelques dates sur le pontificat de celui qui, attendu comme un « pape de transition », fut, avec la convocation du concile Vatican II, l’un des artisans de la réconciliation de l’Eglise avec le monde moderne.

Avec cet article

 Cardinal Loris Capovilla, le sage qui servit  un saint

Lorsqu’il est élu pape le 28 octobre 1958, personne n’attend du cardinal Angelo Roncalli, qui prend le nom de Jean XXIII, autre chose que d’assurer un pontificat de transition. Après le très long pontificat (1939-1958) de son prédécesseur Pie XII, l’Église pense devoir « souffler » quelques temps, avant de reprendre un cap sous l’égide d’un nouveau pape.

De plus, le cardinal Roncalli, jusqu’alors patriarche de Venise, est âgé de 77 ans. Il  est perçu par les autres cardinaux comme un vieil homme débonnaire et peu charismatique.

Moins de trois mois après son élection, Jean XXIII annonce la convocation du Concile Vatican II, pour « discerner les signes des temps ». Le nouveau pape a connu, en tant que nonce apostolique, la Bulgarie orthodoxe, la Turquie tiraillée entre laïcité et islam, et la France catholique et sécularisée du général De Gaulle. Il sent une nécessité pour l’Église de renouer avec le reste du monde.

Outre le Concile, Jean XXIII annonce le même jour un synode pour le diocèse de Rome, ce qui n’est plus arrivé depuis six siècles, et une réforme du droit canonique. Auparavant, il avait déjà créé la surprise en nommant de nouveaux cardinaux, un mois et demi seulement après son couronnement.

Sur le plan politique, il est l’artisan du dégel des relations entre le Saint-Siège et l’URSS. En 1963, il est nommé homme de l’année par Time Magazine.

Jean XXIII œuvre pour le rapprochement des chrétiens : il crée le Secrétariat pour l’unité des chrétiens en 1960, et reçoit le primat de l’église anglicane, une première dans l’histoire de l’Église. En 1963, il élargit encore son message en adressant l’encyclique Pacem in Terris à  « tous le hommes de bonne volonté ».

Lorsqu’il décède, le 3 juin 1963, d’un cancer de l’estomac, le « pape de transition » laisse derrière lui un Concile, que son successeur Paul VI mènera à bien, huit encycliques, et une Église prête à prendre un tournant majeur. Son influence dépasse largement ses propres frontières. Comme le résuma à l’époque le général De Gaulle, « on ne change pas la prière d’un milliard d’hommes sans toucher à l’équilibre de toute la planète ».

La Croix

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Les Palestiniens avancent vers une réconciliation politique

Hamas et Organisation de libération de la Palestine ont décidé de former un gouvernement d’union nationale, mercredi 23 avril.

Hamas

Le Hamas durcit sa politique d’islamisation à Gaza

 Israël cherche à diviser les Arabes chrétiens et musulmans

Une annonce qui pourrait mettre fin à leur division politique, même si les experts restent prudents sur les effets réels d’une telle annonce.

Les Palestiniens ont décidé de former prochainement un gouvernement d’union nationale, s’attirant la vindicte des dirigeants israéliens au moment où le processus de paix est totalement enlisé.

Un gouvernement de consensus national

Une délégation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a conclu mercredi 23 avril un accord avec le mouvement rival Hamas, au pouvoir à Gaza, pour « constituer un gouvernement d’union nationale d’ici à cinq semaines ». Ce gouvernement doit être composé de technocrates.

La délégation de l’OLP a été reçue par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et le numéro deux du mouvement islamiste Hamas, Moussa Abou Marzouk. Les entretiens portent essentiellement sur la mise en place d’un gouvernement de « consensus national », la tenue d’élections générales et la composition de la direction de l’OLP.

Un moyen de pression sur Israel

Mais les observateurs restent prudents. Ce n’est pas la première fois que les frères ennemis du mouvement national palestinien font état de la formation imminente d’un gouvernement d’union, sans que ce soit suivi d’effet. Il peut s’agir d’un moyen de pression sur l’État hébreu, à la veille de la fin du round de négociations israélo-palestiniennes, prévue le 29 avril prochain, et qui pour l’heure n’ont abouti à rien.

La Croix

 

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 Karol Wojtyla aurait aimé devenir carme »

 

John Paul II

Le P. Sylvain Zielinski, carme du couvent Saint-Joseph à Wadowice, la ville natale de Jean-Paul II, rappelle combien Karol Wojtyla a été profondément marqué par la spiritualité carmélitaine.

 

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Claire Lesegretain/La Croix

P. Sylvain Zielinski, carme du couvent Saint-Joseph à Wadowice, la ville natale de Jean-Paul II.

Claire Lesegretain/La Croix

P. Sylvain Zielinski, carme du couvent Saint-Joseph à Wadowice, la ville natale de Jean-Paul II.

Avec cet article

 Xavier Darcos aux côtés de Manuel Valls à la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Le pontificat de Jean XXIII en quinze dates

À Wadowice, où « tout a commencé » pour Jean-Paul II

 Comment suivre les canonisations en France et à Rome

Quels étaient les liens du jeune Karol Wojtyla avec ce couvent Saint-Joseph, fondé par les carmes à Wadowice en 1892 ?

P. Sylvain Zielinski : Karol Wojtyla a lui-même mentionné ses liens avec notre couvent. Il a eu maintes occasions, dès son plus jeune âge, de venir ici avec ses parents. Il faut rappeler qu’il n’y avait pas d’autres religieux installés à Wadowice avant notre arrivée, si bien qu’au début du XXe siècle, les habitants de cette ville étaient curieux de voir ce qu’étaient des religieux. Et puis, les habitants ont pris l’habitude de venir se confesser ici. Ainsi notre fondateur, le P. Rafal Kalinowski (mort en 1907, béatifié par Jean-Paul II en 1983 à Cracovie et canonisé en 1991 à Rome, NDLR) passait de longues heures dans son confessionnal : les gens faisaient la queue parfois dès 5 heures du matin.

Karol est donc souvent venu se confesser ici…

P. S. Z. : Oui, certainement. Et ces liens se sont maintenus… Devenu archevêque de Cracovie, il acceptait toujours de venir célébrer et prêcher pour les fêtes carmélitaines (le 16 juillet pour la fête du Carmel, le 15 octobre pour la fête de Thérèse d’Avila et le 14 décembre pour la fête de Jean de la Croix, NDLR). Je me souviens de ses sermons, pas très faciles à suivre car très intellectuels…

Une autre raison des liens forts qu’il a eus avec notre couvent s’explique par son deuxième prénom : il s’appelait Karol Jozef. Or les carmes, depuis sainte Thérèse d’Avila, ont une grande dévotion à saint Joseph, et quand le P. Kalinowski a fondé ce couvent, il l’a placé sous la protection de saint Joseph.

Karol Wojtyla avait-il une dévotion particulière à son saint patron ?

P. S. Z. : Pendant son enfance, il participait à toutes les neuvaines à saint Joseph, notamment pendant les neuf semaines précédant le 19 mars et les neuf jours précédant le 16 juillet. Il a d’ailleurs raconté qu’il lui était parfois difficile de sortir de la rivière Skawa où il aimait nager pour rejoindre notre église pour la neuvaine. Plus âgé, lorsqu’il faisait des retraites, il notait presque toujours « Litanies de saint Joseph » pour se souvenir de les réciter – comme on peut le voir sur ses Notes de retraites spirituelles publiées en polonais. Enfin, lorsque nous lui avons proposé d’offrir un anneau à saint Joseph, en signe de dévotion, il a aussitôt accepté. Au-dessus de l’autel, sur le tableau peint par le Tchèque Franciszek Bergman qui représente saint Joseph avec l’enfant Jésus dans les bras, on peut voir que Joseph porte, à sa main droite, la bague en or offert par Jean-Paul II. Depuis 2004, notre couvent est ainsi devenu un sanctuaire dédié à saint Joseph.

Karol avait aussi une grande dévotion à la Vierge et il a souvent confié avoir « reçu beaucoup de grâces » par elle. Il avait reçu ici le scapulaire brun de la Vierge Marie après sa première communion, à 9 ou 10 ans, comme il l’a lui-même raconté.

Qu’est-ce que ce scapulaire de la Vierge ?

P. S. Z. : Cette tradition vient d’un supérieur général de l’ordre au XIIIe siècle, au moment où les carmes ont dû quitter la Terre sainte sous la menace des Sarrasins. Dans une vision, ce supérieur a reçu de la Vierge la promesse que si les carmes portaient un scapulaire (du latin scapula : épaule), ils seraient protégés de tout mal et resteraient fidèles à l’amour de Jésus-Christ et de la sainte Vierge. Ce scapulaire était donc signe d’un lien filial avec la Vierge Marie. C’est pour cela que les carmes, ainsi que d’autres religieux, portent par-dessus leur robe une bande de tissu brun qui les protège symboliquement devant et derrière. Comme il n’est ni facile ni discret pour des laïcs de porter un tel morceau de tissu, on a inventé un petit scapulaire, fait de deux carrés de tissu brun de quelques centimètres carrés, rattachés par un cordon que l’on passe autour du cou. Ce petit scapulaire, porté à même la peau, est signe de salut, de protection et de lien filial avec la Vierge. Dès sa fondation, notre couvent a répandu cette tradition du scapulaire brun de la Vierge Marie. Généralement, celui-ci est remis solennellement, après un temps de préparation afin de s’engager à le porter avec foi, à prier Marie chaque jour et à se consacrer intérieurement à son Fils.

Jean-Paul II a donc porté ce scapulaire brun toute sa vie. Sur quelques photos, on le voit, notamment quand il fut hospitalisé après l’attentat de 1981. Un des scapulaires qu’il a portés a été mis dans son cercueil. Et nous en conservons un autre ici, dans un reliquaire à côté du tableau de la Vierge au scapulaire (devant lequel le jeune Karol avait reçu son scapulaire, NDLR).

Quels étaient les autres liens du jeune Karol avec les carmes de Wadowice ?

P. S. Z. : Quand il était lycéen, il aimait venir parler avec les petits séminaristes scolarisés ici à l’époque. Un de nos vieux pères carmes, qui a connu Karol Wojtyla à l’adolescence, se souvient très bien que celui-ci était venu demander au directeur du petit séminaire l’autorisation de s’entretenir avec des garçons de son âge, sur des sujets philosophiques.

Puis en 1938, peu après son arrivée à Cracovie et avant d’entrer à l’université, Karol avait rencontré notre provincial à propos de son entrée éventuelle dans notre noviciat. Il n’y a pas de trace écrite de cela, mais nous savons que notre provincial de l’époque lui a dit : « c’est la guerre maintenant, notre noviciat va devoir fermer ; mais s’il y a d’autres jeunes qui font la même demande que toi, nous pourrons t’accueillir ». Cela ne s’est pas fait…

À Cracovie, Karol a rencontré les salésiens qui tenaient une paroisse non loin de la maison où lui et son père habitaient. Là, il a retrouvé le P. Figlewicz qui avait été vicaire à la paroisse de Wadowice et qui, s’étant occupé des enfants de chœur, avait connu le jeune Karol. C’est par le P. Figlewicz, semble-t-il, que Karol a appris que le séminaire diocésain clandestin allait ouvrir et qu’il a décidé d’y entrer.

Que sait-on sur ce désir de Karol Wojtyla de devenir carme ?

P. S. Z. : Il en a lui-même parlé… Avant son ordination diaconale, il était allé trouver l’archevêque de Cracovie, Mgr Adam Sapieha, pour lui soumettre son désir de devenir carme et d’entrer dans notre couvent. Il lui avait alors répondu : « Termine d’abord ce que tu as commencé ». Karol a accepté cette réponse dans la foi, comprenant que Dieu voulait pour le moment qu’il devienne prêtre diocésain.

Et quelle influence la spiritualité carmélitaine a-t-elle eu sur lui ?

P. S. Z. : Le fait qu’il ait choisi comme sujet de thèse « La foi chez saint Jean de la Croix » est important. Il avait souvent entendu ici des prédications sur ce grand spirituel carme et il avait lu ses longs poèmes mystiques. Dans l’église des salésiens à Cracovie, Yan Tyranowski, qui s’occupait des jeunes et avait repéré l’intelligence de Karol, lui parlait beaucoup de Jean de la Croix. Sans doute est-ce sous son influence qu’il a choisi ce sujet… Il a même appris un peu d’espagnol pour mieux comprendre l’œuvre littéraire de Jean de la Croix. Nous avons d’ailleurs toujours ici un exemplaire de sa thèse en polonais. Quand il était jeune prêtre, Karol avait cherché à la faire publier mais on lui avait rétorqué que son travail était trop compliqué pour intéresser des lecteurs !

Avait-il d’autres liens avec le Carmel ?

P. S. Z. : Il avait lu, bien sûr, l’œuvre de Thérèse d’Avila et Histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux. On sait aussi qu’il a eu un directeur spirituel carme pendant ses premières années de sacerdoce et qu’il aimait se rendre dans les deux carmels féminins de l’époque à Cracovie pour se confier à leurs prières.

Enfin, la manière que Jean-Paul II avait de prier longtemps et intensément, qui a si souvent marqué ceux qui le voyaient, est typiquement carme. En effet, nous ne pratiquons pas la lectio divina (comme les bénédictins) ou la méditation contemplative (comme les jésuites), mais nous nous recueillons silencieusement pendant au moins une heure. Quand il était évêque, alors qu’il était très accueillant par ailleurs, il demandait à son secrétaire de veiller à ne pas être dérangé pendant sa méditation. Une fois devenu pape, Mgr Stanisław Dziwisz, qui était alors son secrétaire, savait qu’il ne fallait pas l’interrompre quand il plongeait en prière.

Recueilli par Claire Lesegretain, à Wadowice (Pologne)

 

ATD Quart Monde : nouveau rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement

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Le rapport du Mouvement ATD-Quart Monde sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) vient de sortir. Intitulé “Challenge 2015 : vers un développement durable qui n’oublie personne : Défi de l’après-2015″, ce rapport est le résultat de plusieurs années de recherche participative qui a mobilisé plus de 2 000 contributeurs qui comprenaient des personnes en situation de grande pauvreté et des partenaires de la société civile. Ces recherches participatives ont été faites dans 22 pays différents.

Au terme de ces 6 mois à deux ans de recherche dans ces pays, 8 séminaires internationaux ont été organisés qui ont permis de réunir ces groupes de population en situation de pauvreté et des partenaires institutionnels. Ces séminaires étaient des temps de dialogue entre ces populations extrêmement différentes, le but étant d’arriver à se comprendre, d’arriver à un langage commun et de formuler des propositions communes. Cette recherche a permis d’évaluer la mise en œuvre des OMD et de faire des recommandations à la communauté internationale pour l’après 2015.

Le rapport affirme qu’un nouveau modèle de développement est nécessaire, fondé sur cinq grandes réorientations, dans lesquelles chaque État, chaque institution, chaque personne doit prendre sa part de responsabilité.

D’abord, il ne faut laisser personne de côté, en poursuivant l’éradication de l’extrême pauvreté et la lutte contre les discriminations pour que chacun bénéficie des droits fondamentaux de l’Homme. ATD Quart Monde se réjouit de cette orientation, et ajoute que le Conseil des Droits de l’Homme a adopté en septembre 2012 des Principes Directeurs Extrême Pauvreté et droits de l’Homme qui doivent guider sa mise en oeuvre.

Ensuite, il faut placer le développement durable au coeur des débats, et agir maintenant pour stopper la progression alarmante du changement climatique et la détérioration de l’environnement, qui constitue une menace sans précédent pour l’humanité. ATD Quart Monde rappelle que pour les familles en grande pauvreté, le danger n’est pas futur mais présent, puisqu’elles subissent déjà les conséquences dévastatrices d’environnements dégradés, sans eau potable ni installations sanitaires, vivant et travaillant dans les lieux les plus pollués, et les plus sujets aux glissements de terrain, aux inondations et autres phénomènes climatiques extrêmes.

Il faut également transformer les économies pour créer des emplois et favoriser un mode de croissance inclusif. Une transformation économique profonde est nécessaire pour éradiquer l’extrême pauvreté, nécessitant un changement rapide des modèles de production et de consommation dans un monde aux ressources naturelles limitées. Le rapport insiste sur la nécessité de créer des emplois décents mais semble éluder l’objectif de couverture sociale universelle, puisque l’indicateur donné en annexe ne couvre pas 100% des personnes pauvres et vulnérables.

En outre, il y la nécessité de construire la paix et créer des institutions efficaces, transparentes et responsables pour tous. La paix et la bonne gouvernance doivent être reconnues comme des éléments essentiels du bien-être. La transparence doit devenir la règle, pour que les citoyens sachent notamment où et comment les impôts, les aides et les revenus des industries extractives sont dépensés. ATD Quart Monde approuve et souligne que la lutte contre les discriminations, notamment pour cause de pauvreté, doit faire partie intégrante des objectifs et du fonctionnement de toutes les institutions. En effet, comme le reconnait le rapport, l’extrême pauvreté ne résulte pas seulement de privations économiques, mais aussi de phénomènes de stigmatisation et de discrimination, profondément incrustés dans toutes les sociétés et les cultures, qui disqualifient certaines personnes et certains groupes humains, légitimant qu’ils ne soient plus traités comme des êtres humains.

Enfin, créer un nouveau partenariat mondial, insufflant un nouvel esprit de solidarité, de coopération et de responsabilité mutuelle entre gouvernements, personnes en situation de pauvreté ou marginalisées, institutions multilatérales, entreprises, universités. ATD Quart Monde apprécie que les populations en grande pauvreté soient considérées comme des partenaires nécessaires, et pas comme des ‘ bénéficiaires ‘ ou des ‘populations cibles’ de programmes décidés par d’autres. Mais étant donné les inégalités immenses entre les partenaires concernés, la participation de ces populations ne pourra être effective que si elle résulte d’une forte volonté et d’investissement humains et financiers aptes à créer plus d’égalité, inscrits dans les objectifs des politiques et dans les obligations des différentes institutions de développement. La lutte contre l’extrême pauvreté ne peut aboutir quand les populations en grande pauvreté ne sont pas associées à l’élaboration des connaissances relatives au développement durable, mais aussi à l’élaboration, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques et programmes de développement, qui devraient avant tout renforcer et soutenir les efforts qu’elles réalisent quotidiennement pour sortir de la misère.

(Interview : Xavier Godinot, Directeur de la recherche sur les OMD du Mouvement international ATD Quart Monde,; propos recueillis par Florence Westergard)

 

Le Hamas durcit sa politique d’islamisation à Gaza

 

Hamas

Chasse aux « chevelures indécentes », loi de ségrégation dans les écoles, imposition de la longue robe islamique ,  le mouvement islamiste palestinien renforce son contrôle religieux sur l’étroit territoire à l’ouest d’Israël.

 

(MOHAMMED ABED/AFP)

Une manifestation pro-Hamas à Gaza. Le mouvement islamiste mutliplie les mesures contraignantes, notamment sur la tenue des femmes.

(MOHAMMED ABED/AFP)

Une manifestation pro-Hamas à Gaza. Le mouvement islamiste mutliplie les mesures contraignantes, notamment sur la tenue des femmes.

Les tensions sont palpables. Le mouvement islamiste est pressé par les groupes salafistes radicaux.

« Gaza est en train de se “talibaniser”. » L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, parti du président Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie, n’a pas de mots assez durs pour qualifier le tour de vis imposé, ces derniers mois, par son rival du Hamas sur l’étroit territoire à l’ouest d’Israël.

Lutte contre la mixité à l’école

Sa mesure phare : une loi annoncée début avril codifiant la séparation des sexes dans les écoles dès l’âge de 9 ans. « La lutte contre la mixité est devenue une véritable obsession pour le Hamas. Il ne s’agit pas que des élèves. Les professeurs masculins ne pourront plus enseigner dans des écoles pour filles et vice versa », explique l’analyste politique gazaoui Mukhaimar Abu Saada.

Les écoles publiques de Gaza appliquent déjà le principe de ségrégation. Aussi, ce sont bien les établissements privés, en particulier les trois écoles chrétiennes de Gaza, qui sont directement visés, soit près de 3 500 élèves, dès la rentrée prochaine : « Les garçons de ma classe sont comme des frères. Je n’imagine pas étudier sans eux, se désole Abir, 15 ans, scolarisée dans l’un des établissements chrétiens. La nouvelle loi du Hamas à l’école va tuer le seul espace de liberté qui me reste. »

Les tensions sont palpables aux quatre coins de Gaza. La police a lancé une traque, début avril, contre les « chevelures indécentes ». La cible : ces jeunes hommes au style jugé trop occidental – mèches longues, gel coiffant, et jeans taille basse. La police aurait ainsi rasé de force des dizaines de jeunes garçons.

Femmes aspergées d’eau de javel

L’étau se resserre également sur les femmes. Fin janvier, l’université islamique de Gaza a publié un nouveau code vestimentaire : en plus du voile, le hijab, les étudiantes doivent désormais porter le jilbab, une longue veste qui cache les formes du corps. Une mesure qui, en réalité, fait loi partout sur le territoire. « Des femmes qui portaient des tuniques, au lieu de la robe islamique, ont été aspergées d’eau de javel dans la rue pour les obliger à se changer. On arrive à un point où il est désormais interdit de faire de simples effets de volume avec ses cheveux sous le voile », explique Nabila Kilani, habitante de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza.

Les tentatives du Hamas pour « islamiser » le territoire ne datent pas d’hier. Déjà en 2009, les autorités avaient lancé une première « campagne de la vertu ». Parmi les mesures adoptées à l’époque : le hijab imposé dans les tribunaux, l’interdiction pour les femmes de fumer le narguilé en public, ou encore de circuler à l’arrière d’une moto.

Pression des groupes salafistes

Mais la campagne actuelle, bien que non officielle, serait en réalité bien plus radicale : « En 2009, le Hamas avait pris des mesures qui se limitaient à des détails de la vie quotidienne. Aujourd’hui, il est question de ségrégation dans les écoles. Et ce n’est plus une simple campagne, il s’agit d’une loi. Le Hamas est passé à la vitesse supérieure », s’inquiète Zeinab Al Ghoneimi, militante des droits des femmes à Gaza.

Pourquoi un tel raidissement ? La question se pose d’autant plus que le mouvement islamiste avait assoupli ses positions, ces dernières années, annulant certains des interdits émis en 2009, comme celui concernant le narguilé. Mais, pressé par les groupes salafistes radicaux dont l’influence est grandissante à Gaza, le Hamas serait également traversé par une lutte interne entre « durs » et « modérés ».

 montrer que les radicaux gardent contrôle 

La branche radicale domine Gaza alors que beaucoup de « pragmatiques » vivent en exil, dans les capitales arabes. Or, ce sont ces derniers, menés par Khaled Me­chaal, qui ont remporté, début avril 2013, les élections internes du mouvement au Caire. Les « durs » de Gaza, comme Mahmoud Zahar, ont été écartés du bureau politique : « La campagne vise aussi à montrer que ce sont toujours les radicaux qui gardent, ici, le contrôle », note le politologue gazaoui Mukhaimar Abu Saada.

Le raidissement islamique des autorités de Gaza, confortées par le soutien financier du Qatar, est aussi un pied de nez envoyé au Fatah de Mahmoud Abbas, alors que l’on évoquait à nouveau une réconciliation palestinienne : « La loi sur la ségrégation a été votée uniquement à Gaza, sans en référer à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. Ce n’est pas un signal encourageant envoyé à la réconciliation », ajoute Mukhaimar Abu Saada. Le fossé entre Gaza et Ramallah se creuse donc tout autant sur le terrain politique que dans le mode de vie. Gaza, terre où l’on combat toute influence non islamique, et Ramallah, qui vient d’accueillir, il y a quelques semaines, une « Fashion week » – une semaine de la mode –, à l’image des capitales occidentales.

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John Kerry présente un plan pour développer l’économie palestinienne

Le secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé dimanche  26 mai un plan de 4 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) pour relancer l’économie palestinienne, notamment dans le secteur touristique.

Lors d’une réunion du Forum économique mondial en Jordanie, il a chargé l’émissaire du Quartette (Russie, États-Unis, UE, ONU) pour le Proche-Orient, Tony Blair, d’élaborer un plan économique pour attirer le tourisme et les investissements privés en Cisjordanie et insuffler de l’espoir au territoire palestinien.

Hélène Jaffiol, à Gaza

 

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La Journée internationale de la Terre nourricière: Faites de vos villes des villes vertes

Terre

La Journée internationale de la Terre nourricière 2014 met l’accent sur les villes vertes, et mobilise des millions de personnes qui veulent créer un environnement sain et durable grâce à une transformation écologique de communautés du monde entier.

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes. La population urbaine augmentant et les effets du changement climatique s’aggravant, nos villes doivent évoluer pour tenir compte de ces changements.

Il est temps pour nous d’investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, de reconstruire nos villes et villages, et de commencer à résoudre la crise climatique. Au cours des deux prochaines années, et en particulier à l’occasion de la Journée de la Terre 2014, la campagne « Des villes vertes », devrait engager un mouvement mondial pour accélérer cette transition. Rejoignez-nous pour réclamer une ère nouvelle faite de villes vertes.

Au Canada de nombreuses activités ont lieu tout au long de cette journée. Par exemple à Montréal, on a célébré le Jour de la Terre Québec avec la plantation de 375 arbres. Premier coup de pelle d’un projet ambitieux qui vise à planter 375 000 arbres d’ici le 22 avril 2017.

L’objectif est de souligner le 375e anniversaire de la fondation de Montréal en l’entourant d’une ceinture verte. Cette plantation 375 000 arbres devrait permettre d’augmenter la canopée – le couvert végétal – de la région métropolitaine de 3%.

Il y a d’autres exemples de verdissement urbain, comme par exemple l’aménagement d’un quartier négligé en transition (Bien Vivre Saint-Roch) mais malmené tant au niveau social qu’environnemental. Ce groupe de citoyens a décidé de créer un renouveau urbain à bas coût pour les habitants de ce quartier défavoré mais aussi en nettoyant les terrains abandonnés, et en installant des boîtes à fleurs sur les trottoirs et le long des clôtures ou des murs. Ou encore un comité de citoyens Verdir et Divertir, a pris l’initiative d’améliorer la qualité de vie par le verdissement et la mise en valeur de l’îlot des tanneurs où vivent et travaillent des artistes en installant des bacs à fleurs et en verdissant les façades des bâtiments.

Toutes ces exemples d’initiatives permettent de rendre ainsi les villes plus vertes.

(Interview : Frédéric Choinière ; animateur d’une émission humoristique sur Télé Québec ”Les Verts contre attaquent’‘; propos recueillis par Florence Westergard)

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Le pontificat de Jean-Paul II en quinze dates

 

John Paul II

Dimanche 27 avril, Jean-Paul II sera canonisé par le pape François, aux côtés de Jean XXIII. Retour en quelques dates sur un pontificat de vingt-sept ans, au cours duquel toute une génération de catholiques s’est identifiée au pape polonais.

 

Le pontificat de Jean XXIII en quinze dates

En canonisant Jean-Paul II en même temps que Jean XXIII, le pape François confirme le Concile Vatican II comme socle de l’Église. Car si Jean XXIII a convoqué le Concile, Jean-Paul II n’a eu de cesse, durant les vingt-sept années de son pontificat, de l’appliquer.

Lorsqu’il est élu pape le 16 octobre 1978, le cardinal Karol Wojtyla choisit le nom de Jean-Paul pour signifier sa volonté d’assumer le double héritage de Jean XXIII et Paul VI, les deux papes du Concile. Beaucoup estiment même que c’est le Concile qui a permis l’élection, quelques années plus tard, d’un pape polonais et inconnu jusqu’alors.

> Voir notre diaporama :​ À Wadowice, où « tout a commencé » pour Jean-Paul II 

Celui-ci assumait d’ailleurs complètement sa fidélité au Concile. Vatican II fut « la grande grâce dont l’Église a bénéficié au XXe siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence », écrivait-il en 2001 dans l’encyclique Novo Millenio Ineunte.

Dans l’héritage de Vatican II, Jean-Paul II œuvra beaucoup en faveur du dialogue inter-religieux. En 1986, il est ainsi reçu officiellement à la synagogue de Rome. Bien que proche des Juifs, Jean XXIII lui-même n’était jamais entré en tant que pape dans une synagogue. Et surtout, la même année, Jean-Paul II organisa la rencontre d’Assise, invitant toutes les religions du monde à prier ensemble pour la paix.

> Regarder notre vidéo : Sœur Marie-Simon-Pierre, une vie avec Jean-Paul II 

Politiquement, il fut aussi le pape de la lutte contre le communisme et des droits de l’homme, un concept séculier qu’il reprit à son compte, comme l’avait fait Jean XXIII avant lui dans l’encyclique Pacem in Terris.

Jean-Paul II fut aussi l’initiateur de la « nouvelle évangélisation », sa réponse au défi, pour l’Église, de la sécularisation. Sa création des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) demeure aujourd’hui l’un des principaux rendez-vous de l’Église dans le monde.

La Croix

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U.N. Struggles to Stem Haiti Cholera Epidemic

By RANDAL C. ARCHIBOLD and SOMINI SENGUPTAAPRIL 19, 2014

Cholera

A young Haitian fishing in the Latem River, known to be contaminated. The country is still struggling to stem a cholera epidemic.

Ian Willms for The New York Times

 

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CHAPOTEAU, Haiti — For three years, the United Nations has refused to address whether its peacekeepers brought a deadly strain of cholera to Haiti, insisting instead that it was more important to help the country stanch the disease once and for all.

But on that score, it is still very far behind. In some ways, Haiti is even less equipped to tackle cholera than it was three years ago.

The United Nations raised barely a fourth of the $38 million it needed last year to provide lifesaving supplies, including the most basic, like water purification tablets. Clinics have run short of oral rehydration salts to treat the debilitating diarrhea that accompanies the disease. Some treatment centers in the countryside have shut down as the aid groups that ran them have moved on to other crises. And a growing share of patients are dying after they finally reach hospitals, according to the United Nations’ own assessments.

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In Haiti, Global Failures on a Cholera EpidemicMARCH 31, 2012

 

Child1

 

Josilia Fils-Aime, 11, who lives in this village on an isolated spit of land near the Artibonite River, where the epidemic first began, knows these shortcomings all too well. Her family had run out of water purification tablets, and she drank water from what must have been a polluted stream nearby.

“I felt dizzy and sick,” the girl said. She was struck by sudden vomiting and diarrhea. Doctors diagnosed cholera.

Her predicament has multiplied across Haiti, which has had the most cholera cases in the world for three years in a row.

The United Nations has yet to raise the $5 million necessary to vaccinate 600,000 vulnerable people right away — as the rainy season approaches and the threat of waterborne illnesses like cholera looms — let alone the $2 billion that it promised to raise from rich countries to build Haiti’s water and sanitation infrastructure, which public health experts say is vital to ridding the country of cholera.

Pedro Medrano Rojas, the United Nations secretary general’s newly appointed envoy for the cholera outbreak, attributed the shortfall to global “donor fatigue” in the face of other humanitarian crises.

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“Had we had the resources it would have been different,” Mr. Medrano said. “It’s not expensive. No one should be dying from cholera.”

Since the outbreak began in October 2010, 8,562 people in Haiti have died of cholera. New infections have declined, following the typical trajectory of an epidemic, from a peak of more than 350,000 reported cases in 2011 to a little more than 50,000 cases in 2013.

The United Nations is essential to solving the problem because, like many of the country’s institutions since the January 2010 earthquake, Haiti’s own health care system remains in shambles. Clean drinking water and sanitation remain as scarce as when the epidemic began. And where international nonprofit groups, along with the government, once operated 120 cholera treatment centers across the nation, the number has shrunk to barely 40 as aid groups have pulled out.

Perhaps that most troubling measure of all is the rising percentage of cholera patients who die in the treatment facilities that remain. As the United Nations mission said in its report to the Security Council in March, “That reflects weaknesses in the capacity of health centers to provide timely and adequate health services to patients affected by cholera and the longer travel time required for treatment as a result of the closure of many cholera treatment centers.”

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Josilia Fils-Aime, for instance, most likely survived because Partners in Health, a nonprofit that has worked in Haiti for years, opened a satellite clinic near her home. The next closest cholera treatment center would have required a two-hour trek, including a boat ride.

“In any other country, you would declare it a humanitarian disaster,” said Dr. Louise Ivers, a health policy adviser for Partners in Health. “What’s going to happen when the rainy season starts?”

By Mr. Medrano’s estimates, as many as 40,000 people could become infected once the clouds break and the rivers swell.

Haiti’s cholera outbreak has spread to three countries across the region: the Dominican Republic, Cuba and Mexico. The fatality rates have been much lower in those countries, which have far better public health systems; it is a measure of how easy it can be to treat the disease.

Forensic studies, including one ordered by the United Nations, have concluded that the bacteria found in Haiti is an Asian strain common in Nepal, where hundreds of United Nations peacekeepers in Haiti came from. The forensic studies have also linked the spread of cholera to a flawed sanitation system at the Nepalese peacekeeper base, which contaminated a river tributary that many Haitians used for drinking and bathing water. The wastewater from the peacekeeping base, now occupied by Uruguayans, still flows into that stream, though the United Nations insists it is now treated.

The United Nations has maintained a steely silence about whether it is responsible for importing the disease to Haiti, where cholera had not been previously recorded.

In a stinging report in March, Gustavo Gallon, a special envoy for human rights in Haiti, took the United Nations to task for its failure to explain how the disease had spread to Haiti and who was responsible. He urged the United Nations to establish a commission “to enable damages to be recorded, corresponding benefits or compensation to be paid, the persons responsible to be identified, the epidemic to be stopped and other measures to be implemented.”

Three class-action lawsuits have been filed against the United Nations in American courts, asserting it was responsible for the outbreak. Responding for the United Nations, the United States attorney in Manhattan, Preet Bharara, said in early March that he believed the United Nations Charter rendered the organization “absolutely immune from legal process and suit absent an express waiver.”

All three cases seek hefty compensation for victims. That is not only a costly proposition, but it also could set a daunting precedent for future peacekeeping missions around the world, Mr. Medrano cautioned.

To assuage the Haitian government, whose officials have sharply urged the United Nations to take “moral responsibility” for the outbreak, Mr. Medrano has agreed to be part of a high-level government committee to discuss how to address the needs of cholera victims, an issue that Mr. Medrano said the government has been “adamant” about.

“We would like to see how we can assist those communities, those persons who are affected by cholera,” he said.

The committee has not yet held its first meeting.

“I’m not so sure we will use the word ‘compensation,’ ” Mr. Medrano added.

Officials have often trumpeted their progress — the Haitian government last year declared the decline in cases as a sign that the epidemic was “under control,” despite disagreement from international doctors — which has sometimes undermined the sense of urgency.

“If they try to sound like there is no cholera, then when they ask for money to treat it, donors get confused,” said Oliver Schulz, the chief of mission for Doctors Without Borders, which runs several clinics.

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All the while, Haitian government health workers involved in cholera treatment centers have not been paid in months, some for almost a year, according to the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. A disease surveillance system that enabled workers around the country to send text messages about suspected cholera cases to the ministry of health does not always work, “delaying the response time,” according to a review by the humanitarian affairs office, which also recommended more systematic use of tests to differentiate cholera from other causes of diarrhea.

The ranks of malnourished children, who are most susceptible to cholera because of low immunity, have also grown in the last year. Less than two-thirds of the population has access to clean drinking water. According to the United Nations humanitarian office’s latest country report, published at the end of 2013, “the main cause for the persistence of cholera in Haiti is the lack of access to clean water and sanitation facilities and poor hygienic practices.”

That is what brought Jislaine Marc, 15, to the general hospital in Port-au-Prince in early April. Her family said the girl had suddenly been struck by violent vomiting and diarrhea — the telltale, debilitating signs of cholera. Had she reached a hospital on time, she could have been saved, with one of the cheapest, easiest remedies of all: oral rehydration salts. But she did not. She died.

At the hospital, the girl was not tested for cholera. Hospital workers told the family she was dead on arrival. They ordered family members to take the body home. At first, the family refused to believe she was dead.

Soon, another family member showed symptoms and was rushed to a clinic run by Doctors Without Borders, which dispatched health workers to Jislaine’s house, sprayed it with a disinfectant bleach solution and informed the health ministry to remove the girl’s corpse.

“It was so sudden,” the girl’s aunt said, as the health workers adjusted a white tarp over Jislaine. “She was just a normal kid who went to school and church.”

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Good to know        Two Major Upcoming Events for the Haitian Apostolate of the Diocese of Brooklyn in May 2014

Deacon Paul C. Dorsinville

 

Deacon Paul

On Tuesday May 13, 2014, the Bishop of Brooklyn with the clergy, religious and laity will dedicate the Co-Cathedral of St Joseph. It was one of the last decisions of Pope Emeritus Benedict XVI to  elevate the large 1914 church which can accommodate 1,500 to such dignity. Part of the restoration  was the installation of over twenty-five Marian images from all over the world, one for each ethnic Apostolate. Of course, the Haitian Apostolate rondelle represents Our Lady of Perpetual Help with the Haitian flag in the border. And in the mural of American saints and hopefuls, there is Venerable Pierre Toussaint.

Then on Saturday May 31, 2014, the Lay committee  of the Haitian Apostolate formed by the representatives of the various parishes with organized Haitian ministry will honor our 35 priests, both of Haitian and other descents, at Gargiulo’s of Coney Island. Some of the honorees will share their artistic talents with those in attendance. To place greetings in the Souvenir Journal or reserve dinner seats,you can contact the parish representatives  or haitianapostol.brooklyn@aol.com. Your presence will encourage the hard work and dedication of our priests  and the proceeds will help pay for our Marian rondelle in the Co-Cathedral. I will see you there!                                        +                           +                          +

Le Mardi 13 Mai 2014, l’ évêque de Brooklyn avec le clergé, les religieux(/ses) et laïcs célébrera la dédicace de la Co-Cathédrale de St. Joseph. C’était l’une des dernières décisions de Pape Emérite Benoit XVI d’élever cette grande église de 1914 qui peut accommoder facilement 1.500 à une telle dignité.  Partie de la restoration a été l’installation de plus de vingt-cinq images Mariales, une pour chaque Apostolat ethnique. Evidemment, le médaillon de l’Apostolat Haïtien représente Notre Dame du Perpétuel Secours avec le bi-colore dans la bordure. Et dans le mural des saints et futurs saints Américains, il y a Vénérable Pierre Toussaint.

Maintenant le Samedi 31 Mai, le Comité Laïc de l’Apostolat Haïtien formé des représentants des diverses paroisses avec un ministère Haïtien organisé, va honorer nos 35 prêtres, tant Haîtiens qu’étrangers, à Gargiulo’s de Coney Island. Quelques uns des honorés partageront leurs talents artistiques avec les convives. Pour participer au Jounal Souvenir et réserver vos places, vous pouvez contacter les représentants des paroisses ou haitianapostol.brooklyn@aol.com. Votre présence encouragera le dur labeur et le dévouement de nos prêtres et le bénéfice aidera à payer pour notre médaillon Marial à la Co-Cathédrale. Je vous y verrai!

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Proverbes

Nanpwen dife Kache ki pa lese lafimen soti

Nan dizèt patat blanch pa ganyen po

Se grès Kochon ki kuit Kochon

Fo pa ou bay chen veye mantèg

Je ki wè byen se li menm ki va wè mal tou

 

 

 

One Response to “Sendy-National Center-Latest News-April 27, 2014”

  1. Kiera says:

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